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Lexique du tapis

Assadabad: Ville établie dans la province d’Hamadan, située dans l’ouest de la Perse (production de tapis).

Abadeh (Abbadeh): Ville de la province du Fars qui est située à mi-chemin entre Chiraz et Ispahan (production de tapis). Les tapis de cette région sont noués sur chaîne de coton, plus rarement en laine et leur décoration est essentiellement constituée par le motif Zil-i-Sultan, répété sur la surface du tapis de manière à former un treillis décoratif, plutôt sombre avec l’utilisation du coloris marron foncé qui contraste sur le fond crème du champ.

Abrash: Nuance de couleur souvent due au mélange manuel des laines ou à cause du bain de teinture.

Afshar (tapis Afchari): Tribu d’origine Turcomane semi-nomade; en partie sédentarisée en Perse, située entre Kirman et Chiraz (production de tapis). Le tapis Afchari s’apparente au tapis Fars, la production des Afchari est, en moyenne, d’une qualité modeste. Les dessins sont très variables. Ils sont constitués par des motifs géométriques ou demi-géométriques de pure tradition chirazienne, par de gros losanges ou hexagones centraux, par des étoiles, ou des figures d’animaux stylisés, par des croix, par des motifs floraux plutôt naturalistes, etc. La technique de réalisation adopte le noeud Farsbaff. Contrairement aux Chiraz, la chaîne et la trame sont en coton. La trame est souvent rouge ou rose foncé. Elle passe une fois après chaque rangée de noeuds, mais elle peut, occasionnellement, passer également deux fois. L’envers rouge brun du tapis paraît, ainsi, strié dans le sens de la longueur. Cet effet est dû à l’inégalité de grosseur entre les fils de la chaîne et ceux de la trame. Les couleurs sont habituellement plus claires et plus vives que celles des tapis Chiraz. Parmi elles, dominent les tons rouge vif ou clair, bleu clair ou moyen et ivoire. Aux extrémités, les franges sont souvent précédés de lisières multicolores; les surjets de bord sont également multicolores.

Ahar: Ville située au nord-est de Tabriz (production de tapis d’atelier).

Arak: Petite ville et province du nord-ouest de la Perse aussi dénommée Sultanabad, située à +-280 km de Téhéran (plusieurs centres de productions de tapis).

Agra: Ville située au nord de l’Inde. Centre de tissage des tapis dès le 16ème et 17ème siècle. A partir du 19ème, des ateliers  mieux organisés se sont établis dans le centre d’Agra, Les décors floraux dominent. La chaine est en coton, ils ont une trame double et emploient le noeud asymétrique.

Anatolie: Région sud-orientale de la Turquie.

Anatol: Nom donné aux tapis tissés en Anatolie.

Aubusson: Manufacture française de tapisseries connue au 14ème siècle. Au milieu du 16ème on y produisait des tapis noués d’inspiration turque. Abondante production de tapisseries au 18ème et 19ème siècles est décorée de fleurs, de bouquets et de motifs architecturaux.

Aubusson Chine: Tapis noué main d’inspiration francaise, provenant de Chine (production de tapis d’atelier)

Arabesque: Décor très fréquent des tapis d’Orient composé d’entrelacements (branches de vignes), de fleurs et de bourgeons. Les arabesques peuvent être florales ou géométriques dans les catégories rustiques.

Ashkabad: Ville du Turkmenistan.

Antique finish (finition): Technique de lavage pour patiner le tapis ou pour donner un aspect ancien.

Azerbaijan (Azerbaïdjan): Vaste zone frontalière chevauchant  la Perse et le Caucase et considérée comme une des plus importantes régions historiques de production de tapis.

Aksou: Appellation d’une production de tapis de Chine.

Afghan: Appellation attribuée à diverses productions de tapis d’Afghanistan.

Aïnabad: Nom d’une catégorie de tapis persan.

Ardébil (Ardabil): Ville de la province d’Azerbaïdjan, à proximité du Caucase et à +570 km au nord-est de Téhéran (production de tapis villageois).

Armenibaf (Armanibaf): Production de tapis dans l’ouest de la Perse.

Aroun (Aron): Production de tapis similaires à la production des tapis Kachan, mais dans une qualité souvent plus grossière.

Bakhtiari (tapis Bakhtiar) : Nom désignant des clans de tribus nomades de la Perse méridionale. Les tapis Bakhtiar sont facilement reconnaissable car ils adoptent, deux motifs décoratifs que l’on retient aisément. Pour une part de la production, c’est une décoration à médaillon au centre et dans les coins; mais plus généralement le champ du tapis Bakhtiar est divisé par de petits encadrements très minces, qui forment un damier à compartiments polychromes, dont chacun renferme des sujets végétaux stylisés (cyprès, saules, branches et buissons fleuris, dans certains exemplaires, perspective de jardins avec fontaines, animaux et oiseaux). Le tapis Bakthiar est aussi un très bon tapis d’usage courant possédant une trame et chaîne de coton, avec fil moyen ou gros. Les fils de trame passent généralement deux fois après chaque ligne de noeuds. Les coloris utilisés sont souvent : le vert bouteille foncé; l’orange; le blanc; le marron et le rose brique.

Bakou: Ville côtière de la mer Caspienne.

Beloutche (Baluch, Belouch): Les Beloutche sont des groupes nomades occupant l’est de la Perse, l’ouest du Pakistan et le sud de l’Afghanistan.  Leurs tapis ont un aspect unique et authentique avec des motifs hérités de l’Antiquité. Le Beloutch est, en général, un tapis de petit format. Son prix, relativement bas, fait qu’il est très répandu dans les magasins en Europe. Il constitue un exemple typique de l’artisanat « frontalier » où l’on retrouve, dans une même création, les éléments de plusieurs cultures. L’influence turkmène se manifeste par le choix de divers tons marrons ou rouge foncés, des coloris foncés (bleu foncé entre autres), et dans la présence de formes géométriques telles que: hexagones, losanges, octogones, crochets, etc. Pour l’influence persane, on la retrouve dans certains motifs naturalistes du champ et de la bordure. Les motifs ornementaux sont en général très variés, par exemple dans les tapis de prière: la niche, souvent à fond brun ou beige (souvent en laine de chameau, coloris naturel), présente presque toujours un « arbre de vie » très raide, constitué par un genre de baton polychrome d’où partent des branches aux extrémités desquelles se trouvent des feuilles stylisées en deux couleurs (souvent rouge et bleue). Les petits tapis de prière Béloutche du Sistan; fabriqués dans la région de Zabol, présentent des caractères décoratifs absolument différents. Pour d’autres Béloutche qui ne sont pas destinés à la prière, le thème traditionnel est une mosaique de losanges rouges à raies bicolores tracés sur un fond bleu foncé à peine perceptible au regard, ou alors une mosaique d’hexagones aux contours dentelés, contenant des petits arbustes fortement stylisés. L’octogone qui orne les tapis afghans ou les tekké Boukhara est aussi un motif que l’on rencontre communément dans les tapis béloutche. Beaucoup d’autres créations sont ornées d’un motif d’inspiration persane, avec des bordures constituées de grecques florales ou végétales. Les bordures latérales sont consolidées avec de la laine de chèvre à laquelle s’ajoute parfois du crin de cheval de couleur noire ou marron foncé. Récemment, les tribus béloutche employaient exclusivement des laines teintes avec des colorants naturels végétaux. On emploie fréquement le poil de chameau, surtout le fond du champ, si ce poil est beige. La laine de chèvre est plutôt utilisée pour la chaîne et la trame. Normalement, celle-çi passent deux fois après chaque ligne de noeuds. Le format traditionnel est un petit format de +-110 x 70 cm ou 150 x 70 cm, les formats moyens et supérieurs sont plus rares.

Base: Trame et chaine qui sont la « structure » du tapis.

Bergame (Pergame): Citée antique d’Anatolie occidentale (important centre de production de tapis)

Beshir (Béchir): Région du Turkestan; nom donné aux tissages colorés des tapis turques.

Bhadohi: ville du nord de l’Inde; centre de tissage depuis le 20ème siècle.Production commerciale, tapis réalisé uniquement pour la vente à prix cassé.

Birjand: Ville et centre de production de tapis à l’est de la Perse dans la province du Khorassan, fournissant à la fois des décors floraux et aussi tribaux. Les tapis de Birdjand proposent de beaux exemplaires, grâce à une réalisation très soigné et au nombre considérable de noeuds. Le décor est souvent un grand médaillon central, avec les écoinçons correspondants. Autre particularité : l’emploi, très accentué, d’un coloris orange soutenu dans les motifs décoratifs, avec une faible proportion de beige et rose saumon qui donne à l’ensemble un aspect vif et contrasté. Les Birdjand arborent fréquemment la signature de l’artisan auteur, présente dans un petit écusson incorporé dans la bordure principale du tapis.

Bidjar: Ville située au nord-ouest de la Perse et à +-400 km à l’ouest de Téhéran. Parmi les tapis persan, le Bidjar est un des plus solide avec un tissage très serré, il est de ce fait très lourd et presque impossible à plier. (Important centre de production de tapis). Le tapis Bidjar se distingue donc par sa fabrication particulière qui lui confère une résistance et une durabilité étonnante. 1) La texture du tapis, qui est solide, épaisse et très serrée est si dure qu’il semble presque impossible de la plier. Elle est très lourde, surtout si on la compare aux tapis si légers des autres productions persanes. Cette texture, tout à fait spéciale, est obtenue par l’emploi d’un peigne de fer très lourd qui compacte fortement les trames contre les lignes de noeuds. 2) La coloration fréquemment brique n’est toutefois pas dépourvue de rapprochement audacieux entre les tons sombres et les tons clairs, mais ces derniers sont employés plus modérément. Le coloris est précisément l’élément qui distingue le Bidjar de tous les autres tapis produits dans le centre et le nord-ouest de la Perse et qui possèdent également le motif hérati dans leur décoration. La technique de fabrication bien plus encore que l’ornementation, représente la caractéristique indiscutable de cette catégorie de tapis. La dureté du Bidjar – il est dur comme du cuir épais – est due à une structure à chaîne double rigoureusement superposée, où la trame, elle aussi, passe au moins 5 fois après chaque ligne de noeuds et dans l’ordre suivant : d’abord deux passages lâches avec fil mince, suivi d’un gros fil tendu; puis, deux autres passages à fil lâche. Habituellement, le Bidjar possède des franges en haut et en bas. Parfois, ces franges sont tressées et retournées sur elle-mêmes. On fabrique le Bidjar dans toutes les dimensions.

Bordjalu: Tapis kazakh originaire de Géorgie, couleurs généralement sombres.

Boteh: Symbole en forme de poire ou de feuille largement répandu en Orient; Selon les régions ce motif évolue dans des styles et des formes diverses. Parfois le dessin boteh est répété sur toute la surface. Ce motif serait originaire du Cashemire.

Boukhara (Bokhara): 1) Grand centre historique de la spiritualitée musulmane et principal lieu de négoce des productions des tribus turkmènes. 2) Nom commercial donné aux productions pakistanaises qui s’inspirent des dessins turkmènes.

Bordure: Une ou plusieurs délimitations de motifs qui déterminent le contour d’un tapis d’Orient.

Bonhomme (motif): Typique des décors géométriques (les femmes sont reconnaissables à leur jupe triangulaire)

Bibekabad (Bibichkabad): Localité limitrophe du district de Hamadan. (production villageoise)

Bilverdi: Appellation d’une production de tapis dans la région de L’Azerbaïdjan.

Borchalou (Baharlou): Région situé dans l’ouest de la Perse dans le district d’ Arak (anciennement Sultanabad). Elle est considérée comme faisant partie du groupe relativement large des productions de Hamadan.  Les tapis de Borchalou sont très attrayants et animés de beautés florales de belle qualité (production villageoise).

Cardage: Transformation de la laine brute qui consiste à démèler les fibres en les faisant passer à plusieurs reprises sur des rateaux à dents metalliques.

Carton: Plan en couleurs du décor du tapis.

Cartouche: Contour en écusson autour d’une inscription, d’une date ou d’une signature dans le tissage du tapis.

Caucase: Région marquant la séparation entre l’Europe et l’Asie située entre la Mer Noire à l’ouest et la Mer Caspienne à l’est. La chaine montagneuse du Caucase s’oriente du sud-est au nord-ouest. Les tapis de la région sont généralement géométriques avec des couleurs vivantes et lumineuses.

Colorants chimiques: Utilisés dans la fabrication des tapis à partir de 1935.

Compte noeuds: Le comptage des noeuds peut se faire de plusieurs façons, avec une latte graduée sur l’envers du tapis, vous pouvez compter le nombre de noeuds par côté pour 1 centimètre carré, ou soit pas décimètre carré pour les tapis plus grossiers. Il existe aussi un compte noeuds adapté pour 1 cm² et avec une loupe intégrée pour un meilleur comptage, celui-ci s’achète chez les opticiens spécialisés.

Chah Abbas: Motif composé de grandes fleurs reliées entre elles par des branches et des feuilles ainsi que par des arabesques colorées.

Chameau stylisé: Symbole de bonheur pour le nomade dont il représente toute la richesse.

Champ: Partie centrale du décor du tapis, délimitée par la bordure; il peut être uni, à médaillon ou couvert de motifs.

Chaîne: Fil de la base du tapis dans le sens de la longueur.

Charabian: Vendus généralement sous le nom de Hériz, ces tapis sont noués en Azerbaïdjan persan dans divers villages qui entourent Hériz. Les coloris et les motifs sont proches des tapis Hériz, mais moins stylisés et un peu plus fleuris.

Chi-chi (Tchi-Tchi): Appellation des tapis Tchentchen produits dans la région de Tchi-Tchi qui est un village situé à +-30 km au sud de Kouba, en Azerbaïdjan septentrional.

Chien caucasien: Symbole d’animal sacré pour les musulmans.

Chinois: Appellation généraliste pour les tapis provenant de Chine. Origine où le pire en terme de qualité cotoie le meilleur. La différence qui permet d’évaluer la durabilité et la solidité sont l’épaisseur du tapis mais aussi sa réalisation. Il suffit de retourner le tapis, si une toile est présente en dessous, c’est une production commerciale bas de gamme. Les colorants ainsi que la matière utilisée sont alors difficilement identifiables …

Chiraz: Ville et chef-lieu de la province du Fars dans le sud-ouest de la Perse (production de tribus nomades). Dans les commerce, on renseigne, sous le nom de Chiraz, l’ensemble de la production de la région du Faristan ou Fars. Bien que les Chiraz soient produits par des peuplades d’origines diverses, ils présentent, le plus souvent, des caractères communs : 1°géométrisation des motifs; 2°champ souvent dépourvu d’écoinçons avec, au centre, un à trois médaillons rhomboïdaux ou hexagonaux reliés entre eux; 3°bordure formée de trois à sept encadrements, avec prédominance géométrique. 4°prédominance de teintes qui ne sont pas trop claires; texture, en général, molle et d’un poid moyen. Dans la plupart des tapis produits par des artisans nomades ou semi-nomades, la matière employée est presque toujours la laine. Celle des Chiraz est souple et floconneuse, remarquablement soyeuse. Les fils de la chaine sont en laine naturelle. Ils varient donc du beige au marron foncé, selon la couleur du mouton. Ils peuvent même être bicolores, à deux fils, l’un clair et l’autre foncé. Par contre, les trames sont en laine teinte, presque toujours rouge brun ou marron. Elles passent une ou deux fois après chaque ligne de noeuds. De nombreux tapis Chiraz ont des bords « surget » recouverts de fils de laine qui changent de couleur tous les dix ou vingt centimètre. Au sujet des teintes, on constate que le bleu domine, surtout pour le fond. Viennent ensuite: le rouge, le marron, etc..  Traditionnellement, les Chiraz ont un aspect très rustique et souple, ils constituent un type de tapis parmi les plus répandus. Cela vient surtout de la vivacité de leur effet décoratif et aussi de leur prix modéré qui a toujours contribué à un certain succès commercial.

Chirvan (Shirvan): Village de l’Azerbaïdjan (production de tapis)

Choucha: Appellation attribuée à certains tapis du Karabagh.

Cochenille: Teinture rouge écarlate obtenue à partir d’un insecte.

Coq: Symbole de la victoire dans le Caucase.

Coloris « grand-teint »: Couleurs indélébiles qui ne déteignent pas au lavage.

Coton: Matière végétale utilisée pour la base du tapis.

Contemporain (tapis): Cette appellation indique une nouvelle production de tapis d’Orient noué à la main, adoptant un genre résolument actuel et répondant à la demande occidentale pour des tapis au style innovant.

Dagestan (Daghestan): Région du nord-est du Caucase ou l’on produit des tapis raffinés. La production daghestane contemporaine se distingue de celle du XIXème siècle par une exécution robuste et compacte sur une chaîne avec trame en coton. Les motifs adoptent de gros et de petits médaillons et le champ se distingue avec des petits motifs, tels que: rosettes, losanges et également des représentations stylisés. Dans les encadrements, la décoration est, là aussi, très inconstante. Cependant, nous y trouvons souvent un motif originaire des anciens Chirvan : « la bordure inspirée de l’écriture coufique ». Traditionnellement, les coloris les plus employés sont le rouge (souvent pour le fond), le bleu, et plus modérément : le blanc et le beige.

Daoulatabad (Daulatabad): Ville du nord-ouest de l’Afghanistan ou sont regroupés en particulier les tapis du Waziristan.

Dargézine (Dargazine, Darghesin) : Localité produtrice de tapis, limitrophe du district d’Hamadan.

Densité: Signifie la qualité du nouage d’un tapis, en se mesurant par 2 facteurs: nombre de noeuds et épaisseur du velours.

Derbent: Ville du Daghestan

Dhurries: Tapis indiens en tissage plat, de laine ou de coton.

Diyarbakir: Ville où sont regroupés et commercialisés les tapis de l’est de l’Anatolie.

Djaff: Nom d’une production de tapis nomade.

Décor asymétrique: Les tapis de prières et les figuratifs sont de bons exemples.

Djosahan (Djosaghan, Djochagan): Ville du centre de la Perse, au nord de Kachan (production de tapis)

Djozan: Production de tapis persan de la région d’Arak (ouest de la Perse)

Doruksh: Petits tapis à dessin floral noués au noeud jufti.

Doshemealti (Dochemalti): Tapis anatolien de fabrication commerciale et appréciés des touristes.

Dozar: Nom persan désignant les tapis qui font approximativement 1.4m X 2m.

Doroksh (Dorosk): ville du nord-est de la Perse notée pour sa production de tapis à décor floral et à médaillon.

Double-prière: Tapis de prière qui a deux places ou mihrabs en opposition l’un à l’autre.

Dragon et Phoenix: Sur les tapis chinois l’association de ces deux figures représentent le bonheur et la chance. Le dragon est l’empereur qui symbolise les puissances de la nature et l’univers. Le Phoenix est l’impératrice symbolisant les cinq vertus.

Erivan (Erevan): Centre arménien de tissage de tapis.

Ezine (Egine): Ville de la Turquie occidentale connue pour ses petits tapis aux décors simples et harmonieux.

Ensi: Nom d’une production de tapis Turkmène.

Etoile « des Mèdes »: Symbole de la divinité.

Enjilas (Injelas): Localité perse productrice de tapis, limitrophe du district de Hamadan.

Erzerum: Ancienne ville arménienne et centre de production de tapis.

Eski Kirman: Appellation jadis utilisée pour les anciens tapis Kirman (eski, en turc signifie « vieux »).

Ersaris: Grande tribu turque souvent dénommée Béchiris (production des tapis Béchir).

Exécution des noeuds: L’artisan exécute le noeud, sans outil ou à l’aide d’un crochet, ensuite il ajuste et à l’aide de son peigne, comprime entres les trames. Avec un rasoir, il coupe les brins terminaux du fil. Il continue ce travail jusqu’à ce qu’il obtienne la ligne toute entière.

Echiquier: Motif que l’on rencontre souvent dans les tapis caucasiens et aussi dans les tapis Chiraz persan (le carré ou le losange découpé en échiquier symbolisait dans ces lointaines origines, une enceinte ou un lieu sacré).

Ekbatan (Okbatan): Ancien nom de l’actuelle ville et province d’Hamadan, il est toujours utilisé comme appellation d’une production de tapis floraux de grand format au tissage fin et avec le coloris rouge vif ou bleu roi.

Famenin: Localité productrice de tapis, limitrophe avec le district de Hamadan.

Fars: Vaste région du sud-ouest de la Perse réputée pour sa production de tapis de tribu de grande qualité. Les grandes tribus de cette région sont: les Qashgais, les Lurs et les Afshars, etc. La capitale est Chiraz. La plupart des tapis nomades de cette région sont noués sur une base de laine et sur des métiers horizontaux rustiques.

Farsbaff: Nom donné en Perse pour dénommer le type de noeud Senneh.

Fathma (main de Fatima): Signe musulman destiné à conjurer le mauvais sort. La main apparaît presque toujours stylisée géométriquement. Utilisé dans tous les pays producteurs de tapis.

Feshane: Variété de tapis noué en Turquie.

Fei-Shu (motif des chauves-souris): Symbole augural de bonheur, particulier à l’art chinois et que l’on retrouve dans certains tapis d’Ouzbékistan.

Ferdo (Ferdous): Nom d’une production de tapis persan.

Férahan, Féraghan (Farahan): Le district de Férahan est situé à l’est d’Hamadan. Région connue pour ses tapis anciens, finement noués et dans lesquels on retrouve souvent les motifs « Herati », « Mina Khani » ou « Gül Henné ». La base est généralement de coton avec une chaine colorée en bleu ou en rose; le ton vert est fort utilisé dans le décor. Le Férahan (Féraghan) fut largement exportés sur les marchés occidentaux, au cours du 19ème siècle, il fut très répandu en Angleterre, où l’on apprécia l’élégance sobre de ses dessins qui s’harmonisaient avec le style de l’ameublement britannique. C’est ainsi qu’on le surnommait « gentlemen’s carpet ». Son format est en général moyen de forme rectangulaire allongé, la frange n’est souvent présente que d’un seul côté et sur le deuxième côté, apparaît une lisère très courte. L’envers du tapis est rayé dans le sens horizontal, par les gros fils de la trame, en coton blanc qui court deux fois après chaque ligne de noeud et lui procure une solidité accrue. Le noeud employé est le Farsbaff (noeud Senneh), en ce qui concernne les coloris, les Férahan nous offrent: pour le fond du champ, en général, différents tons de rouge (vermillon foncé, écarlate, rouge rosé ou brique).

Fond: Coloris de base du champ du tapis sur lequel se pose le décor

Frange: Fils de chaine coupés qui ressortent à chaque extrémité du tapis.

Gabbeh: Nom Lori désignant des tapis grossiers à velours épais, fabriqués par des nomades de la partie centrale des monts du Zagros. Ils sont décorés de motifs abstraits et naifs. Jusqu’à une époque récente ou leur valeur artistique a été reconnue, ils étaient jugés comme trop primitifs pour être proposés.

Gachgaï (Gashgaï, KachKaï, Kachgaï ou Kaschgaï): Une des plus importante tribu nomade de la Perse, évoluant au nord-ouest de Chiraz. (production de tapis nomade, souvent rouge avec des figures stylisées de chiens, d’oiseaux, des rosaces, des croix, des étoiles). Les tapis Gachgaï se distinguent donc par leurs diverses caractéristiques techniques et par leur ornementation assez particulière qui présente une grande variété de « motifs de remplissage » du champ. Dans l’ensemble, le style et la décoration est moins raide que dans les tapis Chiraz et le ton des coloris est plus clair et plus vif. Pour leur exécution, ils adoptent le noeuds Ghiordès avec un rasage bas, ce qui nous donne une forte concentration de noeuds (de 1800 à 2800 nds/m²). Le tissage entièrement exécuté en laine, est très soigné et robuste. Les fils de chaïne sont monochromes et d’une épaisseur moyenne. Ils sont en outre bien tordus et abaissés alternativement. La trame passe deux fois après chaque lignes de noeuds; elle est rouge ou des fois bois de rose. Son diamètre est plus mince, comparativement aux fils de chaîne. Cela donne un aspect strié sur l’envers du tapis. Les surjets sont souvent alternés de fils de laine jaune et rouge.

Ghain: Ville dans le nord-ouest du Khorassan (production de tapis ressemblant au tapis d’Ispahan).

Ghilan (Ghili-Khili-Khila): Ancienne production de tapis du Caucase dont on ne connait que quelques exemplaires du XVIII et du XIX siècle. Leur première caractéristique et leurs coloris qui, contrairement au réalisations de cette région, offre, dans les Khila, des couleurs sobres et délicates. Le deuxième à trait à l’architecture du tapis qui, tout en étant différent de la plupart des productions caucasiennes, porte des écoinçons aux quatres angles du champ, selon une composition qui domine dans les créations persanes. Dans le centre du tapis est présent, un ou plusieurs médaillons, dont la composition est assez semblable au écoinçons. Le fond des Khila est généralement bleu foncé et est presque toujours recouvert de rangées régulières de Boteh multicolores. Le plus souvent, le motif est reproduit avec des couleurs relativement vives qui changent, d’un Boteh à l’autre. Souvent aussi, nous voyons, au sommet du Boteh, un petit oiseaux stylisé qui se retrouve du reste parfois dans d’autres parties du tapis. Les bordures des Khila ne possèdent pas de caractéristiques constantes. Une exception toutefois: un petit encadrement qui se distingue des autres par une série de lignes obliques alternativement blanches et rouges (rouge grenat ou rouge tendant violet). Les couleurs sont d’origine végétales et assure le succès de ces tapis rares et beaux, ou dominent les tons discrets: bleu, doux, beige, ou vieil or, sur fond bleu sombre. La chaîne est généralement en poil de chèvre ou de chameau. La trame, qui passe deux fois après chaque ligne de noeuds, est généralement en laine et plus rarement en coton. Ces tapis étaient réalisés au noeud turc avec une densité de 1000 à 1500 noeuds par mètre carré.

Ghazvin (Kasvin, Kazvin, Kachwin ou Qazvin): Ville et chef-lieu de la province de Gilan dans le nord de la Perse entre Hamadan et Téhéran. (production de tapis du même nom ou du nom de la province).

Garadgeh (Karadjeh, Karagagh, Karadagh, Garadja ou Karaja): Région et localitée de l’Azerbaïdjan perse proche de celle de Heriz. Production de tapis du même nom, cette zone produit beaucoup de galeries. Ils ont une trame simple et la chaine est en coton. Habituellement le décor comporte des médaillons hexagonaux à « hameçons ». Les tapis produits dans cette région sont soumis, de par leur position géographique, à l’influence de plusieurs cultures: ici la culture persane et la culture caucasienne. La bordure des Garadjeh est plutôt large et ses trois encadrements ne présentent pas de caractères particuliers. Dans l’encadrement principal nous remarquons fréquement une grecque à trapèzes, composée de feuilles dentelées ou de branches fleuries. Parfois, une décoration à étoiles multicolores, que l’on retrouve aussi, très souvent dans les tapis du Caucase. Les encadrement plus étroit, avec des fleurs ou de petites étoiles, ont un fond de couleur claire ou blanc ivoire. Cette production évolua juste après la seconde guerre mondiale en se concentrant et en étant principalement fabriqué dans le village dont ils portent le nom et ses environs, non loin de Tabriz. L’aspect actuel et leur exécution les rapprochent beaucoup des tapis Hériz et Yoraghan. De même que dans ces derniers, le géométrisme de leurs dessins est accentué et le tissage est particulièrement résistant et répond à un usage intense et prolongé. Le coloris est généralement un fond rouge, brun, brique ou brique orangé. La chaîne est établie par de gros fils de coton. Il en est de même pour les fils de trames mais elles sont grisâtre. La plus grosse n’est pas visible et les deux suivantes se distingues toujours sur l’envers du tapis. Dans de nombreux exemplaires, cependant, l’on observe qu’une seule trame. Le noeud utilisé est le Turkbaff et la densité varie de 400 à 600 par dm². En haut et en bas, les franges sont plutôt courtes, sans lisière. La laine utilisée est souvent mate et les coloris ne sont pas spécialement vifs. Le format traditionnel est « la galerie »  +-60 x 200, 250 cm, mais aussi des petits formats comme : +-60 x 90 cm,  100 x 150 cm,  100 x 200 cm.

Garance: Nom d’une grande rubiacée (Rubia), originaire d’Asie. La racine de cette plante fournit un coloris rouge écarlate pour la teinture de la laine.

Genje (Ghendjé ou Gandja): ville du Caucase connue pour ses tapis du 19ème siècle de forme oblongue (1m à 1m30 sur 2m70 à 3m) et décorés sur tout le champ de bandes diagonales multicolores

Gerus (Gherous): District de la province du Kurdistan en Perse occidentale, production de style Bidjar avec le motif hérati, le motif Mina-Khané est également souvent utilisé. Tapis très solides.

Goltog: Tribu de la région entre Hamadan et Férahan (production de tapis du même nom).

Golpaign: tapis fabriqués dans la partie occidentale de la Perse centrale, dans la région de Sarough. Ils sont réalisés avec de nombreux motifs différents, mais ils portent souvent un médaillon placé au centre et un cadre défini avec précision. Ces tapis sont très résistants.

Gordes (Ghiordès): Ville de l’ouest de l’Anatolie connue pour ses petits tapis de prière. Habituellement il y figure un petit mirhab géometrique et pointu entouré de plusieurs bordures.

Ghiordès (noeud): Nom donné pour décrire le noeud turc.

Gorevan (Goravan): Ville de l’Azerbaïdjan perse, proche de Heriz. Le tapis Gorevan ressemble au tapis Hériz mais avec de plus gros noeuds.

Gouchan: Tapis orné de motifs géométriques, de bonne qualité mais toujours uniquement en petits formats.

Goum (Koum, Qoum ou Kom): Ville située à 120 km au sud de Téhéran, centre de production réputé mondialement pour ses tapis finement noués et aux styles très raffinés, tapis en soie naturelle ou en laine. Ils sont à juste titre classés parmi les meilleurs créations persanes. Et cependant, leur production ne date que d’une septantaine d’années. S’ils ont pu s’affirmer, c’est grâce à leurs motifs décoratifs, choisis avec délicatesse, et disposés sur le champ dans un rythme ordonné et harmonieux qui évite l’emphase, grâce à un travail exceptionnellement régulier et enfin grâce à l’emploi de matériaux de première qualité. Les Goum se distinguent aussi par la couleur claire de leur champ (blanc ivoire, crème, jaune) qui, en général, est dépourvu de médaillons et d’écoiçons. Bien que la décoration révèle une certaine inconstance dans ses thèmes, elle présente le plus souvent deux motifs: le petit cyprès stylisé, Boteh auquel on donne parfois improprement le nom de « motif de Kashmir » ou bien le « Zili-Sultan ». Ce dernier représente un vase de fleurs au dessus duquel volètent de charmants petits oiseaux. La bordure n’est pas très large. Elle peut avoir cependant de trois à sept encadrements secondaires. Le plus grand, à décoration variable, présente fréquemment le motif « hérati d’encadrement », petites fleurs en bouquets ou en festons; parfois, une grecque de Boteh reliés entre eux par des rameaux très minces. Tous ces dessins sont hétérogènes. C’est pourquoi ils n’aident guère à l’identification du Goum. C’est la technique de travail qui constitue le facteur déterminant car elle est absolument parfaite et régulière. Si l’on observe attentivement les tapis de haute qualité (par exemple les Kachan,Kirman,..) on remarque, au « verso », surtout dans le diamètre des trames, de la chaine ou des noeuds, l’existence de certaines irrégularités qui sont un aspect normal de l’artisanat noué main. Ces irrégulatités sont absolument étrangères dans les créations de Goum, dont la régularité est telle qu’elle engendre parfois un doute: nous en arrivons à croire que nous sommes devant un tapis exécuté à la machine. Le tissu ets très compacte et durable. La chaine est en coton retors. Les trames sont plus minces: l’une, est « invisible » entre les lignes de noeuds; l’autre est visible sur l’envers du tapis. Les noeuds sont faits avec une belle laine locale, dite de Sabsawar. Ils sont trés petits du type Farsbaff. Le rasage se fait à hauteur moyenne, ou plus courte. Les franges n’apparaissent que sur l’une des extrémités. Elles sont doubles et retorses. De plus, au lieu d’être plates, elles semblent jaillir irrégulièrement du tapis. On trouve les Qoum dans tout formats à l’exception des Kelley mais le format le plus répandu est le Sedjadé. Toutes les couleurs utilisées pour les motifs décoratifs sont à base de substances végétales. Notons que les plus employées sont: le rouge vif, le rouge brique, le vert clair, le bleu clair, l’orange, le brun, le noir et le bleu foncé.

Grecques: Motifs qui se rencontrent le plus souvent dans les tapis de Chine ou des Indes.

Gül: Appellation utilisée pour nommer un motif de formes diverses (losanges, octogones,formes arrondies) d’aspect plus ou moins complexe, les tribus d’origine turkmène l’utilisent pour décorer leurs tapis et les autres pièces de tissage en le répétant sur le champ de la pièce à l’infini. Chaque tribu a un « gul » avec sa propre combinaison de couleurs, rendant les productions facilement identifiables (Exemple: Gül-Henné, Gül-i-Bol-bol, Gül-i-Frank, etc…)

Gilam: Appellation pour du tissage kilim ou kelim.

Hamadan: Ville et province situées au nord-ouest de la Perse, autrefois appelées Ekbatan; peuplées de Kurdes et célèbrent pour leurs productions de tapis. Les tapis produits dans les centaines de villages de la région s’appellent souvent par raccourci « Hamadan »; leurs chaines sont en coton. Chaque village possède ses éléments caractéristiques de décor. La plupart des hamadan ont une simple bordure en pourtour du tapis et ils emploient la laine de brebis teinte en brun. Le noeud Turkbaff assez gros à rasage haut ou moyen mais actuellement une tendance s’oriente vers un velours plus ras. La laine est locale et vient du district de Kerman. L’hamadan est un tapis persan d’une sobriété chromatique et délicat dans ses contrastes souvent ravivé par les teintes des motifs décoratifs ( rouge – rose, bleu, vert, marron foncé ) Actuellement, le format le plus habituel est assez petit allant jusqu’à une dimension de  +- 150 x 200 cm.

Hatchli: décor fréquent des tapis turques

Hadchlou: Tapis fabriqué dans plusieurs localités du Turkménistan et de l’Ouzbékistan.

Herat: Ville et district du centre-ouest de l’actuel Afghanistan. (production de tapis du même nom: Hérat-Afghan et Hérat-Béloutch).

Herati: Motif très fréquent des tapis d’Orient; un losange floral central est entouré de deux feuilles lancéolées symétriques.

Hereke: Ville de l’ouest de la Turquie connue pour ses tapis extrêmement fins et décorés de motifs persans classiques, ses tapis de prières à niches curvilignes et ses bordures à inscriptions. ils sont souvent en soie

Heriz: Parmi un des centres de production de tapis les plus réputés; la ville est située au nord-ouest de la Perse, à +/- 65 km à l’ouest de Tabriz. Cette production est recherchée en tapis d’Orient. Ils sont habituellement de grande taille et présentent un décor à médaillon central avec un petit médaillon appendu de chaque côté. Ils ont une chaine de coton relativement grosse qui leurs donnent une remarquable solidité, les trames passent deux fois après chaque ligne de noeuds; l’une tendue et « dissimulée », l’autre visible sur l’envers, et parfois teinte en bleu. Le noeud dominant est le turkbaff. Certaines pièces, cependant, ont adopté le noeud Farsbaff. La hauteur du velours est moyenne. Ce sont des tapis résistants à l’usage. Le tapis Heriz à toute sa place dans un environnement familial car très pratique au vu des couleurs et motifs utilsés pour sa réalisation.

Hing-Hsia (Nhing-Hsia, Ninghsia ou Ningxia): Ville et région du centre-nord de la Chine dans la province de Gansu, tapis noués avec motifs traditionnels et agrémentés de nuances jaunes. Ils sont noués au nœud persan sur une chaîne en coton et ont un velours assez souple.

Hosseinabad: Ville de la région de Hamadan. Le Hosseinabad est un tapis solide que l’on retrouve souvent avec un coloris brique.

Indigo: teinture naturelle bleue tirée de l’indigotier

Indo-Persan: Surnom attribué à tous les tapis noués aux Indes et dont les décors sont d’inspiration persane.

Isfahan (Ispahan): Province et ville de la Perse centrale. Ispahan est située à l’ouest de la Perse, c »est une des plus célèbres productions de tapis « persans »; aux 16ème et 17ème siècles, sous le règne Safavide, elle eu une importance économique considérable. Au début du 18ème siècle, elle connu un déclin économique et culturel, puis au début des années 20, une production de tapis fins avec décors persans traditionnels fut relancée ce qui permis à la ville de retrouver sa prospérité. La plupart des tapis de l’après- guerre et jusqu’à ce jour sont noués très fin avec une densité de 10000 à 12000 nds/dm2; ils contiennent souvent de la soie. Les motifs les plus prisés incluent des médaillons floraux, des rinceaux végétaux et des animaux. Jusqu’à la fin du 19ème siècle, Ispahan fut la capitale de la Perse. Durant cette merveilleuse période culturelle surnommée la renaissance persanne, cette très belle ville fut, avec d’autres localités, le siège d’une célèbre manufacture de tapis, dont les créations magnifiques contribuèrent à étendre dans le monde entier la renommée du tapis persan. La production de tapis d’Ispahan est également surnommée « tapis du Chah Abbas » (1587-1628), du nom du souverain qui les commanda pour les offrir à des rois et à des princes étrangers. On ne commenca à parler des tapis d’Ispahan que dés la période qui suivi immédiatement la première guerre mondiale, lorsque les tapis fabriqués dans cette ville et sa région, firent leur apparition sur les marchés commerciaux d’Europe et d’Amérique. Il existe parrallèlement une production de tapis d’Ispahan en laine avec des densités de nouage ne dépassant pas les 5000 nds par dm², mais les plus beau tapis d’Ispahan restent et seront toujours les tapis de soie et aussi en laine et soie dont la décoration est figurative ou florale et qui excellent non seulement par l’invention du dessin et par la richesse des coloris, mais aussi par la texture très serrée des noeuds (parfois plus de 10000 nds par dm²).

Isparta (Sparta): Nom d’une production de tapis turc aux noeuds assez grossiers qui dans le passé, inondèrent le marché commercial et furent massivement exportés dans le monde.

Izmir: Centre de négoce et de regroupement des tapis du sud-ouest de l’Anatolie.

Jaipur: Ville de la province du Rajasthan au centre nord de l’Inde. (Production de tapis d’atelier).

Janina (motif de): Dessin turc constitué d’une grosse feuille en forme de croissant, accompagnée de deux fleurs rouges ayant un point central jaune.

Jardin: Décor de champ du tapis cloisonné en carré, un peu à l’image d’un jardin potager avec ses multiples parcelles; chacun d’eux contient un décor à motif floral ou animal. Fréquent sur les tapis persans Bakthiar et les tapis persans Moud.

Jufti: Noeud double, c’est à dire noué autour de quatre fils de chaine, alors que le nombre habituel est deux.

Joshagan (Yoraghan, Meymeh): Ville au centre nord de la Perse, à environ 50 km au sud-ouest de Kashan. Ville connue pour le décor de ses tapis ou le champ est entièrement couvert de losanges remplis de motifs floraux géométriques, la composition et les dessins sont de style « géométrisant ». Au centre du champ nous voyons, la plupart du temps, un médaillon rhomboïdal, terminé en haut et en bas, par deux cupsides dirigées vers les franges. Le contour de ce médaillon est en dents de scie. Dans son milieu: une fleur à quatre pétales; chacun de ces pétales représente un bouton de fleur géométrique vu en coupe. Le reste du médaillon et le champ tout entier sont recouverts d’une série de losanges ou d’hexagones fleuris, placés les uns à côté des autres et dont le périmètre est souvent formé de feuilles très fines et en dents de scie. Au centre de chacun de ces losanges ou hexagones, nous trouvons encore des buissons fleuris, stylisés avec une certaine raideur, des saules pleureurs, des rosettes disposées en croix à rayons. Dans de nombreux cas, ce sont les mêmes sujets végétaux qui forment les losanges, sans le secours d’aucun tracé indiquant un périmètre quelconque. Ces pièces peuvent aussi être dépourvues de médaillon central. Dans les Joshagan, la couleur est répartie en petites masses, qui semblent projetées par éclaboussure. Elle change d’un losange à l’autre sur le fond du champ qui est bleu foncé et parfois rouge ou blanc. Dans cette végétation délicate et stylisée avec raideur, nous remarquons le rouge brique ( garance), le brun, le vert ancien, le bleu, le blanc, le jaune, sans que jamais aucune de ces couleurs domine réellement. Toutes les couleurs sont solides. Les laines sont teintes à l’aide de substances végétales. Les Joshagan modernes et surtout ceux du village de Meimeh sont exécutés avec des laines de bonne qualité sur chaine et trame en coton (une des trames disparait dans les fils de chaine, tandis que l’autre est visible sur l’envers du tapis) Ces tapis possèdent une durabilité étonnante et une très grande résistance à l’usure. Ils doivent ces deux qualités à leur tissu, compact et épais comme celui des Kachan modernes, et à une fabrication très soignée, qui atteint presque le niveau des créations moyennes de la région de Kachen. Le noeud employé est le Senneh ou Farsbaff et le rasage du velours se fait à hauteur moyenne. Le haut et le bas sont ornés de franges. Les petits et les moyens formats sont les plus courants.

Kaboul: Capitale de l’actuel Afghanistan et ancienne capitale moghol.

Kabistan: Nom élégant utilisé pour désigner les tapis Shirvan d’une certaine mesure (kellei).

Karabagh: Région du Caucase connue pour ses tapis de grands formats. On leur connait de nombreux décors figuratifs.

Karachov: Ville du Caucase; production de tapis « Kazak » habituellement le décor comporte un grand médaillon central octogonal et un petit rectangle de part et d’autre de celui-ci.

Karagashli: Village caucasien au sud de Derbent; production de petits tapis à motifs de palmettes géométriques. Les tapis de Karagashli sont fréquemment classés parmi les Kuba.

Kashgar: Tapis noués main provenant du Xinjiang (Turkestan oriental), dans l’ouest de la Chine.

Kandahar: Ville au sud de l’Afghanistan. (production de tapis).

Kashmir: Production de tapis fleuris en laine et soie végétale ou animale.

Kars: Ville du nord-est de la Turquie connue pour ses petits tapis à motifs géométriques ressemblant aux motifs caucasiens.

Karamani: Nom d’une production de tapis turcs.

Karapinar: Appellation d’une production de tapis en Turquie.

Kayseri (Cayseri): Important centre turc du commerce et de regroupement de tapis surtout en soie.

Kazak: Originalement un nom de tribu; aujourd’hui une ville et district de l’extrême ouest de l’Azerbaïdjan. Les tapis Kazak sont connus pour leur rusticité, leur velours épais à la laine brillante et leurs dessins grossiers. Les tisseurs sont des Turcs « anciens nomades »  maintenant sédentarisés qui sont arrivés dans la région au 11ème siècle.

Kashan, Kachan, Cachan (Kéchan): Ville située entre Téhéran et Ispahan. L’âge d’or de Kashan avec ses magnifiques tapis de cour se situe à l’époque Safavide aux 16ème et 17ème siècles, aussi surnommé « La Renaissance persane ». Après environ 250 ans de déclin, Kashan redevient un centre majeur de tissage à la fin du 19ème et au début du 20ème siècle. Les Kashans d’aujourd’hui sont tissés sur une base de coton. Le décor le plus fréquent comporte un médaillon diamant au centre avec des pendentifs de part et d’autre. Les tapis Kachan, qui firent leur apparition en Occident, à la fin du XIX s, se distinguèrent immédiatement, de part leur exécution très fine (noeud ras et très mince), qui soulignait parfaitement une décoration riche est fouillée, soit par leurs excellentes laines qui donnaient à la surface du tapis un aspect velouté. A présent, dans la production contemporaine, le médaillon tend légèrement à se diminuer et à devenir ovale. Dans l’encadrement principal, sur fond bleu marine, on observe un motif à grosses fleurs et à palmettes, alternées et entrecoupées de petites fleurs et de rosettes. Dans cette production actuelle, deux teintes dominent: le bleu et le rouge (différents tons de rouge brique) qui contribuent à engendrer une certaine sobriété et à donner au tapis un ton relativement dominant. Parmi les autres coloris, citons le bleu, le blanc, le vert, le beige qui apparaît surtout dans les fleurs. Pour teindre les laines, on emploie du chrome de bonne qualité et des substances végétales. Le plus souvent, le velours des Kachan présente des reflets soyeux très vifs, ce qui éclaire la note générale de la décoration. Dans la production d’aujourd’hui, on souligne un velours moyen ou haut, convenant mieux à l’usage intensif des intérieurs occidentaux. Le tissage est réalisé avec le noeud Farsbaff en utilisant des laines persanes provenant de Kirmanchah et d’Ispahan, et qui sont ensuite filées à Kachan pour le lustre et la solidité. Les tapis Kachan présentent un tissu très compact et épais, dû à une concentration de noeuds très élevée et à une trame de coton qui passe « invisible » entre les fils de la chaîne. Sur l’envers du tapis, nous apercevons une autre trame, plus fine, bleue et en coton elle aussi. Nous avons donc, en définitive, deux trames après chaque ligne de noeuds: la première, tendue; la deuxième, lâche. Des fois, la lisère blanche n’apparaît qu’à une extrémité, en haut ou en bas. Cette lisère est parcourue par un fil de laine rouge et un fil vert, tandis que l’autre extrémité est ornée d’une frange. A l’exclusion des « galeries », les tapis Kachan sont fabriqués dans presque tous les formats. La valeur commerciale des Kachan est très grande. Les tapis de Kachan sont toujours très en vogue.

Kellegi: Définition persane qui désigne un grand tapis allongé, par exemple 2m sur 4m.

Kelardachte (Klardasht, Klardachte): Production de tapis au fond rouge, bleu marine ou noir profond. Ces tapis sont assez peu courant, mais connu au travers de certaines fresques antiques. La ville de Klardasht est implantée dans le nord de la Perse, au sud de la mer Caspienne. Le décor de ces tapis consiste traditionnellement en un hexagone cerné de lignes blanches. Dans la partie centrale du tapis et sur les bordures se trouvent des représentations figuratives à l’aspect primitif ainsi que des fleurs stylisés. Le fond est presque toujours rouge ou rouge délavé, et les couleurs dominantes sont le bleu marine et le noir. Le velours est épais, confortable et doux, le nouage réalisé avec le noeud turk Giordès sur une chaîne en coton blanc. Ces tapis vraiment résistants possède une très longue durée de vie.

Kila (Khila): Tapis noués main originaires des environs de Bakou, en Azerbaïdjan.

Kilim (Kelim, Gelim, Gilim): Tapisserie à endroit lisse, sans velours;les motifs sont dessinés par la trame et les fils de chaine ne sont pas visibles.

Kirshehir (Kir-Chéhir): Centre anatolien de tissage de tapis de prière

Konya (Konia): Célèbre ville turque, important centre culturel et de production de tapis. Ses tapis de prière à fond rouge sont prisés.

Kork: Mot farsi qui désigne la plus belle qualité de laine prélevée sur la poitrine et les épaules de l’agneau.

Kolyai: Localité kurde à environ 80 km à l’ouest de Hamadan, dans le nord ouest de la Perse. Les tapis ont des couleurs intenses, ont une trame simple et sont tissés sur une base en coton.

Kuba (Kouba): Cité du Caucase située dans le sud du district de Derbent. Généralement les tapis de cette région sont de petits formats, noués finement; le noeud est symétrique. Les principales variétés de Kuba sont les Seichur, les Karagashli, les Perepedil et les Chi-Chi .

Kula (Koula): Ville de l’ouest de la Turquie, très ancien centre de tissage de tapis. Les tapis de prière sont fréquents et leurs motifs ressemblent à ceux des Ghiordes; à l’exception des vases de fleurs qui remplissent le champ des Kula.

Kurdi: Appellation abrégée pour certains tapis du Kurdistan.

Kurdistan:  Les tapis Kurdistan sont plus difficiles à identifier en premier la décoration instable et qui varie sensiblement, même dans des exemplaires de même région. En deuxième lieu, l’absence de dessin spécial et en troisième lieu des modifications dans les techniques de fabrication, qui sont particulières à chaque lieu de production. Les Kurdistan ont des caractères techniques qui leur est propres et qui, en dépit de fréquentes exceptions se retrouvent presque constamment. De très nombreux Kurdistan sont ornés de franges, mais à une seule extrémité. L’autre se termine par une lisière, très souvent de couleur. Le nomadisme Kurdes joue un rôle important dans la décoration. On voit souvent, selon le lieu de leur installation provisoire, des dessins particuliers à telle ou telle autre catégorie de tapis. Cependant, certains motifs sont adoptés de préférence à d’autres. On rencontre plus communément dans toute la production, le fameux « petit cyprès » ou « boteh », motif à répétition, particulier aux Mir Saraband, ou bien encore un treillis de losanges multicolores contenant une rosette ou un Boteh. Les colorants employés pour la teinture des laines sont toujours extraits de substances végétales.

Kerman (Kirman): Ville et province en Perse du sud-est; production de tapis depuis l’empire de Safavid au 16ème siècle. Les conceptions incluent ceux des modèles floraux, médaillons centraux, conceptions imagées et des formats de prière. La base est de coton avec la trame triple entre chaque rangée des noeuds. Une variété de tapis de la région fut également appelée « Kirman-Laver ». C’est donc au XIXe siècle que les Kirman commencèrent à être importés, en grandes quantités, sur les marchés européens et américains. Cette catégorie de tapis compte, à juste titre, parmi les meilleurs de la production persane actuelle. Ils présentent une composition décorative que l’on rencontre souvent en Perse dans d’autres fabrications: un médaillon central polylobé, à peu près ovale, qui domine le centre tandis que quatres écoinçons marquent les angles. L’originalité de cette décoration réside dans les fleurs multicolores minuscules – très souvent bleu clair ou foncé, roses et rouge pourpre – qui remplissent les différentes parties du champ et des encadrements. Dans d’autres Kirman, on remarque une tendance à dégager les dessins et à laisser, dans le champ, des secteurs important, uni et sans décoration. Les Kirman présentent encore une autre caractéristique: ils ont une « bordure libre », très importante ce qui est insolite pour un tapis persan. La « bordure libre » est une bordure où la décoration, au lieu d’être enfermée dans un pourtour encadré, s’étend directement sur le fond du champ qui est uni (rouge, crème, beige ou jaune or). On peut en dire autant pour le médaillon central et les écoinçons, eux aussi très souvent dépourvus d’entourage. Il s’agit d’un style assez délicat qui peut rappeler certains motifs des tapisseries d’Aubusson et des tapis de la Savonnerie. En ce qui concerne la teinture des laines, les artisants de la région de Kirman sont d’une très grande habileté, surtout pour les coloris légers et délicats. Exception faite pour l’indigo, toutes les laines sont teintes avec des substances naturelles. Parmi celles-ci, soulignons la cochenille qui donne au Kirman leur rouge pourpre, et parfois leur rose. Pour le nouage des Kirman, on utilise le noeud Farsbaff (Senneh) avec une densité qui va de 1200 à 5000 nds par dm². Le rasage est bas ou moyen, sauf pour les exemplaires à « bordure libre » dont le velours est généralement haut et compact.

Kermanshah: Ville kurde de l’ouest de la Perse également appelée Bakhtaran; centre d’exportation pour les villages alentours.

Khali: Nom turkmène du tapis noué; cousin du mot turc (Hali) .

Khamseh (Khamsé): Groupe de cinq tribus du sud ouest de la Perse; cette région est connue pour une production de tapis de tribus à décor de fleurs et d’animaux géométriques dispersés sur tout le champ de façon aléatoire. La base du tapis et le velours sont par tradition en laine de chêvre, mais depuis quelques années, les artisans remplacent progressivement la laine par du gros filé de coton qui empêche les déformations (ondulations, asymétries dans les lignes de la texture) que l’on rencontre presque toujours, d’une façon plus ou moins accentuée, dans les tapis ayant une chaîne en laine. Les coloris sombres dominent; particulièrement le bleu, le marron, le rouge, le bordeaux violet foncé.

Khiva (Kiva): Centre de tissage de tapis et école de tissage du tapis en Ouzbekistan (tapis du même nom)

Khorassan: Province située au nord est de la Perse dont le principal centre de production est la ville de Meshed. Les tapis de Khorassan sont tissés sur une base de coton; et un grand nombre d’entre eux utilisent le noeud Farsbaff (noeud double). Le Khorassan est donc connu pour ses tapis réputés avec une production considérable dont les créations les plus répandues sont les Méched et les Birdjand, fabriqués dans les villes et les zones limitrophes de mêmes noms. Il existe une caractéristique technique qui permet de reconnaître les tapis du Khorassan. Les Khorassan présentent, à des intervalles de 5 à 7 lignes de noeuds, des lignes horizontales qui se détachent nettement et sont dues à la trame. La trame passe, tendue, une seule fois après chaque ligne de noeuds. Etant donné que la chaîne est double et que les noeuds sont relativement gros, la trame est invisible. Cependant à certains intervalles réguliers, elle est doublée ou triplée. Cela explique la présence de lignes plus claires qui ressortent à l’envers du tapis. Les noeuds employés sont généralement le Farsbaff avec des concentrations qui varient de 800 à 2000 noeuds/dm². La chaîne et la trame sont en coton et les extrémités se termine toujours par une frange libre. Le Khorassan actuel est souvent réalisé sans médaillon central, avec un motif fleuri qui est répété sur toute la surface du champ, une bordure élégante et grandiose revient souvent dans la composition et dans certains grand format, elle peut atteindre un mètre de largeur. Pour les coloris, ils sont variés avec l’emploi de tons comme: le bleu, le rouge, rouge brun ou brique, le brun, le beige, l’ivoire, etc..

Khosroabad: Appellation d’une production de tapis persan.

Khotan: Ville de l’est du Turkestan (ouest de la Chine) ou furent noués des tapis raffinés au 18ème et au 19ème siècles et où sont toujours produits des tapis.

Kizyl: rouge en turkmène.

Kizil-Ayak: Nom turkmène d’une production de tapis.

Kizil-Tekké: Dénomination turkmène d’une production de tapis

Koum-Kapou: Appellation pour une origine de tapis turc.

Ladik: Grand centre de tissage turc déjà avant le 18ème siècle. Ladik est très connu pour ses petits tapis de prière avec mirhab à trois arches, mirhab en escalier et mirhab à colonnes. Les couleurs principales sont le rouge et le bleu et la base du tapis est en laine.

Lahore: Ville du nord du Pakistan qui produit des tapis à motifs turcomans. Au 17ème siècle Lahore était un important centre de production de la Compagnie des Indes anglaise.

Lambaran (Lembaran): Important et ancien centre de tissage en Azerbaïdjan, où on produisait des tapis avec et sans nœuds.

Lavar (ou Ravar): Localité au nord de Kerman ou` sont produits des « Kerman » particulièrement fins. L’appellation « Kirman Lavar ou Kirman Ravar » revient souvent dans le commerce, il s’agit d’une seule et même production.

Lenkoran: Ville du Caucase située au bord de la mer Caspienne. Un décor particulier porte le même nom : il s’agit d’un médaillon en forme de crabe géométrique qui a deux ou quatre bras. Ce motif est utilisé par les Kazaks, les Karabaghs et les Talishes .

Lesghi (étoile de…): Dessin traditionnel des tapis du Caucase; il s’agit d’une étoile à huit branches et quatre rayons divergeants. On trouve ce motif dans les tapis du Daghestan .

Lesghistan: Appellation d’une ancienne production de tapis caucasien « Chirvan Leghistan ».

Lilihan (Lilian): Ville située au sud d’Hamadan dans l’ouest de la Perse. Le Lilian est un tapis solide, noué avec une laine brillante et au velours épais. Le fond est souvent de couleur rouge violacée. La trame est simple avec une base de coton et le noeud asymétrique est utilisé.

Lisière: Partie du tapis située entre le velours et les franges. Elle est constituée du tassement des fils de chaine et de trame.Un décor est parfois tissé dans la lisière ce qui augmente la qualité décorative du tapis.

Louri (Louristan, Laristan, Lurestan, Loristan ou Luristan): Tribus nomades, avec quelques groupes sédentarisés dans des villages dans la partie nord et la partie centrale des monts du Zagros au sud de la Perse. Ces tribus sont liées aux Bakhtiaris. Ils nouent des tapis et tapisseries.

Métier à tisser: Cadre rectangulaire utilisé pour le tissage;les fils de chaines sont attachés sur les barres transversales. Il existe des métiers verticaux et des métiers horizontaux. Les métiers horizontaux sont plus petits et sont utilisés par les tribus nomades ; ils sont démontables pour pouvoir être transportés. Les métiers verticaux sont fixes et permettent de tisser de grands tapis; plusieurs personnes peuvent y travailler de front

Mafrash: Très petit format de sac turkmène, généralement décoré sur une seule face; le plus souvent en tissage simple uni avec un rabat en tapisserie et une bandoulière. Le mot « mafrash » se retrouve dans plusieurs langues d’Asie centrale et désigne toujours différentes variétés de sacs tissés.

Mahal: Nom certainement dérivé du village de Mahallat dans la région d’Arak. Il désigne des tapis produits dans cette région. Bien que ces tapis soient de qualité moyenne, Ils sont noués avec une laine très brillante et douce qui leurs donnent un aspect très séduisant. Coloris généralement rouge, bleu et beige.Pour les tapis Mahal, l’exécution est de type légèrement supérieure. Le travail est soigné, le tissu compact. Les fils de la trame (bleus) et de la chaine, sont en coton et beaucoup plus gros. Le rasage est haut. Les couleurs sont claires, mais jamais éclatantes. Du point de vue de la décoration, elle est, ordinairement, semblable à celle des Mouchkabad, mais les dessins sont moins grands et les motifs curvilignes, à fleurs et à tiges en spirale, sont beaucoup plus rare. Le plus souvent, nous ne retrouvons ici que le médaillon central rhomboïdal, orné du motif Hérati sur champ de couleur unie et des écoinçons dans les angles. Dans certains de ces tapis, nous voyons apparaitre ces motifs décoratifs sans les médaillons. Bien que les couleurs soient plus claires et que l’exécution soit plus » serrée », les Mahal, dans l’ensemble, s’apparentent beaucoup aux Mouchkabad. Aucune différence quant à la qualité des laines, les colorants, les extrémités (haut et bas) du tapis.

Mahi: En persan « mahi » signifie « poisson ». Ce mot se rapporte au motif Herati qui selon certaines interprétations, ressemble à un oeil de poisson.

Malayer (Méleyir): tapis noués à la main originaires de la ville de Malayer, intégrée dans la province d’Hamadan au Nord-Ouest de la Perse. De très bonne facture, les tapis de cette zone sont d’excellente qualité et très fins. Ils sont traditionnellement noués au nœud turc aussi appelé nœud turkbaff et dans une moindre mesure avec le nœud persan. Leur décor est souvent composé de motifs floraux stylisés ou de médaillons aux formes géométriques.

Mauri (Marv): Les fameux tapis mauri (c’est-à-dire de Marv) sont tissés à Dowlatābād (Afghanistan) par des réfugiés de Marv. Son tissage serré et sa laine de bonne qualité lui procure une grande résistance. Coloris habituellement rouge avec motif Boukara.

Mashad (Méshed): Chef-lieu de la province du Khorassan et important centre de production du nord-est de la Perse. Beaucoup de tapis de cette région sont grands avec un fond rouge profond; ils ont une double trame et une base de coton. La plupart des Mashad ont un motif persan tout à fait classique avec un grand médaillon arrondi et quatre écoinçons aux angles du champ. Méched, ville sainte des musulmans Scythes, est un centre de production est un centre de production et un marché important. Les tapis produits dans cette ville présentent certaines caractéristiques qui permettent de les identifier facilement : La bordure Méched est composée, de plusieurs encadrements secondaires: sept ou huit généralement. Le champ est dominé par un grand médaillon rond contenant d’autres médaillons secondaires concentriques, chacun d’un coloris différent. Leur périmètre est souvent très fortement lobé, de façon à former une couronne de boutons au contour très découpé, qui avancent vers le médaillon principal. D’ordinaire, le champ est d’un rouge nuancé: écarlate, rouge, brun ou brique. Il comporte des arabesques où s’imbriquent les palmettes, les fleurs, les liserons fourchus, les feuilles, le tout relié par des tiges élégantes en forme de spirale. De même, nous trouvons fréquement, dans les Méched, autour du champ, vers le haut et le bas et dans les écoinçons ornant les coins du champ, des vases de ligne fantaisiste, avec des boutons. Les coloris dominants sont le rouge du fond, puis le bleu, clair et foncé. Ces deux dernières couleurs sont surtout utilisées pour la bordure, dans les écoinçons et le médaillon. Pour les motifs, on emploie le rose, le vert, le blanc ivoire, etc.  La trame et la chaîne des Méched sont en coton. La trame, qui passe après chaque ligne de noeuds, est constituée par un fil non visible et par un autre fil visible sur l’envers du tapis. Les fils de la chaîne sont presque superposés. Le haut et le bas du tapis sont terminés par des franges avec une ou deux lignes de noeuds multicolores disposés en segments de couleurs différentes. Le noeuds utilisé est traditionnellement le Farsbaff ou, des fois aussi, le Turkbaff (1000 à 2500 noeuds par dm²).

Mazlaghan: Ces tapis ne sont fabriqués qu’au petit village de Kerdar: ils comportent un grand médaillon central, en forme de losange, mais avec les côtés en zigzag. Les écoinçons sont aussi en zigzag et se prolongent le long des bords, jusqu’à se rejoindre dans la longueur du tapis, ce qui crée un aspect tout à fait inhabituel. Coloration du fond généralement rouge avec extérieur bleu marine et ivoire.

Meched-Turkbaff: Il s’agit en fait d’un Meched ou d’un Khorassan de qualité supérieure.

Mechkin (Meshkin, Mechkine ou Meshgine): Ville au Sud des montagnes Karadagh en Azerbaïdjan perse. Les tapis qui y sont noués par des nomades, possèdent des motifs géométriques et stylisés, la laine est brillante et le tissage s’effectue au noeud Turkbaff.

Médaillon: Grand motif bordé habituellement au centre du champ; les formes les plus classiques en sont l’étoile (ou diamant), l’hexagone et l’octogone.

Memling (gul de memling): Médaillon assez commun en forme de diamant hérissé de motifs en forme de hache.

Mehraban (Mehreban ou Mehrevan): Ville au sud de Hériz en Azerbaïdjan perse (nord de la Perse). Production de tapis noués par des tribus, structure rustique mais très solide, genre géométrique.

Meymeh (Meymey): Village au Nord-Ouest de la province d’Ispahan, tapis de bonne qualité, relativement fin et solide.

Mihrab: Nom du motif des tapis dits « de prière » qui représente la voute de la mosquée.

Milas (Mélas): Province riveraine de la Mer Egée et ancienne ville du sud ouest de la Turquie qui a une tradition de tissage depuis le 17ème siècle. On produit des tapis de prière, des tapis à colonnes et des tapis à motifs de rangées verticales. Aujourd’hui les tapis Milas sont produit dans les localités aux alentours de la ville.

Mina Khani: Dessin constitué par une étoile (ou diamant) centrale entourée de quatre fleurs et qui se répète à l’infini sur tout le champ. Une forme curviligne de ce motif est très fréquente dans la production de Veramin

Mir boteh (Miri-bota): Motif constitué de rangées de petits boteh, le plus souvent bleu, parfois rouge. Le nom de cette composition est à l’origine celui d’un village du district Baktiéri (Mir ou Mal-e-Mir).

Millefleurs: Motif composé de petites fleurs couvrant entièrement le champ.

Mongolie: Tapis Kazakh fabriqués à la main dans l’Ouest de la Mongolie.

Mordjakhar: Ville entre Ispahan et Sultanabad. Production rurale de tapis, le noeud utilisé est le Turkbaff.

Mossoul: Production de tapis rustique de petite dimension, noués avec le noeud Turkbaff. Ils proviennent de Hamadan ainsi que des villages et des districts limitrophes (Dargzin, Tuisarkan, Mehriban, Kamseh etc.) et continuent à être produits en grandes quantités. On calcule en effet que la région en question produit annuellement plusieurs dizaines de milliers de tapis, de petit format pour la plupart (Sedjadé, Dosar,Corsie) Ces tapis diffèrent des Kurdistan par l’épaisseur de leur structure, qui est en coton. Ils possèdent un élément caractéristique qui permet de les distinger immédiatement : la trame, constituée par un fil unique et gros, passe après chaque ligne de noeuds en traçant un trait horizontal qui apparait nettement sur l’envers du tapis. En ce qui concerne la décoration, nous avons, tantôt des tapis de style  » géométrisant » avec médaillons rhomboïdaux ou hexagones à pendants en hallebarde, ou bien encore de gros losanges contenant des sujets végétaux stylisés, tantôt des tapis (par exemple les Tafrish, les Bozchelou avec médaillons) où le dessin curviligne, le traitement en perspective des thèmes floraux fréquement disposés en festons, révèlent l’adoption de compositions étrangères à la tradition mais correspondant au goût des marchés d’exportation. Il s’agit en général de tapis d’une exécution grossière.Le noeud est gros. La teinture est toujours obtenue avec des colorants synthétiques.Dernière caractéristique: nous avons des franges à une seule extrémité et l’autre se termine par une lisière étroite en coton.

Mouchkabad (Mouchakabad): Village des environs d’Arak. Fabrication de tapis villageois. A l’heure actuelle, les Mouchkabad sont fabriqués presque exclusivement dans les villages. La plus grande partie de la production est absorbée par la marché intérieur, le reste par les pays du Moyen Orient. Les Mouchkabad tirent leur nom d’un village des environs d’Arak cité ci dessus au début du résumé des tapis Mahal. Ce sont, en général, des tapis de moyen et de grand format qui se distinguent par des dessins floraux variables et souvent très grands. Parmi ces dessins, citons: le Mina Khané, une grille de rosettes alternant avec des narcisses; le Gül c’est à dire la plante stylisée du henné; l’Hérati du champ. En ce qui concerne les particularités techniques des Mouchkabad, rappelons que le noeud utilisé est le Farsbaff (Senneh) que la chaine et la trame sont en coton. La trame, qui passe deux fois après chaque ligne de noeuds, est, le plus souvent, teinte en bleu clair, couleur qui domine donc sur l’envers du tapis. L’une des extrémités est ornée de franges. L’autre a une lisière étroite. En général, les teintes sont solides. La production provient des districts de Féraghan et Dulakhor, respectivement au nord et au sud-ouest d’Arak.

Moudjour: Tapis d’origine anatolienne produit en Turquie centrale (village du même nom). Artisannat très primitif, parfois nomade. Le travail plutôt grossier est effectué avec le noeud Ghiordes.

Moud: Le tapis Moud se remarque par les détails de son motif – richesse et délicatesse supérieures –  et par une excécution extrêmement soignée et une très grande concentration de noeuds. Le noeud utilisé pour le velours « en laine ou en laine et soie naturelle » est le Farsbaff. Le motif utilisé pour les décors est le plus souvent l’Hérati. Dans les Moud, le velours est ras et la laine employée est de très bonne qualité avec de vifs reflets soyeux. Les couleurs qui dominent sont: le rouge ( rouge garance ou rouge foncé) , l’ivoire, le bleu clair et foncé. Les trames minces qui passent deux fois après chaque ligne de noeuds sont également en coton. Il s’agit là d’une production précieuse et peu abondante,sur les marchés occidentaux. Le format de ces tapis, en général, ne dépasse pas 2×3 m, mais ill existe de temps en temps des pièces de plus grand format. On les appelle  » Taibaff « .

Moderne (tapis): Ce terme défini la fabrication utilisant la technologie machinale/ mécanique pour la réalisation des tapis en laine, fibre naturelle ou synthétique dans tous les styles existants et les tendances du moment.

Nadjafabad (Nadjefabad):  Ville située à +-30 km d’Ispahan, les tapis qui y sont produits présentent les mêmes dessins que ceux tissés dans cette dernière ville, mais avec moins d’élégance, la laine employée est plus sèche que celle des tapis d’Ispahan et le noeud utilisé est le Farsbaff.

Nahavand: Ville de la province de Hamadan, située dans la partie occidentale de la Perse. Ces tapis sont stables, avec des éléments de dessins nomades et géométriques, et sont classés parmi les meilleurs tapis fabriqués dans cette région. Souvent, ils portent en leur centre un médaillon en forme de feuille, avec des fleurs et des rameaux dans le fond. On y voit également une bordure avec des fleurs et des vases typiques. La couleur dominante est souvent une sorte de ton rouille et beige sur un fond bleu foncé.

Naïn: Village situé à 100 km dans l’est d’Ispahan. Les Naïn sont à juste titre considérés actuellement comme étant parmi les plus beaux tapis persan et leur réalisation peut être classé, à juste titre, parmi les plus remarquables créations de la production persane contemporaine. Réalisés de façon impeccable en noeuds très serrés, ils se distinguent aussi par la qualité de leurs laines soyeuses ou de la soie naturelle. Coloration généralement clair ivoire, bleu ou vert. Le rasage très bas sur certains exemplaires donne un rendu parfait des motifs qui composent le velours. Parmi d’autres caractéristiques de ces tapis, soulignons:  l’excellente qualité de la laine employée pour les noeuds (laine souple et veloutée); dans la décoration, l’emploi fréquent de noeuds en soie qui se détachent du reste de la surface du velours en laine par leurs reflets brillant. Certains exemplaires, assez rares, sont entièrement noués en soie; La résistance à la lumière solaire des coloris végétaux obtenus par des procédés traditionnels et ancestraux.

Noeud: le noeud est formé par l’enroulement d’un brin de laine, de coton ou de soie autour d’un, de deux ou de plusieurs fils de chaine. Il existe plusieurs variétés de noeuds ; par exemple le noeud turc ou « Ghiordes » et le noeud persan ou « Senneh »

Nobaran (Noberan): District de Saveh. (production de tapis).

Nouage sur canevas: technique de nouage de tapis l’artisan passe le brin de laine du velours dans un canevas à l’aide d’un crochet spécial. Le motif du tapis est dessiné sur le canevas. A la fin du nouage le canevas est cousu et renforcé sur tous ses côtés.

Ouchak: Localité turque et appellation d’une production de tapis; dit aussi  » tapis de Smyrne » 

Ouzbékistan: Pays dans lequel sont produits plusieurs variétés de tapis du style Boukhara.

Orient (tapis d’Orient) : Tapis à points noués fabriqués à la main dans les diverses régions et pays de l’Orient. Pour la réalisation du tapis d’Orient, des rangées de nœuds de différentes couleurs sont disposés sur une chaine tendue, en imbriquant des fils de trame entre les rangées de nœuds pour réaliser le tissage. Il y deux sortes de nœuds utilisés : symétrique et asymétrique. La chaine peut être simple, oblique ou double.

Panderma: Localité de Turquie, productrice de tapis (tapis du même nom).

Pakistan: Pays producteur de tapis, les ateliers s’inspirent des cultures des pays avoisinants en produisant des tapis décorés avec des motifs turkmènes, caucasiens, persans et autres… Leurs tapis sont soigneusement noués avec des laines souples et brillantes.

Pao-Tou (Baotou): Nom d’une production de tapis de Chine toujours en activité à l’heure actuelle. Reconnaissables grâce à leurs motifs de paysages ou d’animaux, les décors figuratifs des tapis Paoh-tou sont souvent inspirés des peintures sur porcelaines et des représentations sur soieries.

Patine: L’aspect extérieur de toutes matières s’adoucit habituellement avec l’âge ou l’utilisation.

Pazyryk: Le plus ancien tapis retrouvé presque complet par des archéologues.

Persan (noeud): Fait avec une boucle autour d’un fil et enroulé autour de l’autre fil.

Pendant: Une petite fleur ou faisceau de fleurs, au dessus et au bas d’un médaillon.

Pendik (Pendeh): Production de tapis du Caucase à motif Boukhara.

Petit somme Découpé: Un processus du découpage autour d’une conception ou d’un symbole pour augmenter le relief du tapis. Traditionnellement effectué sur les tapis chinois et tibetains.

Perpedil (Perepédil): Ville de Caucase dans la région de Kuba qui est connue pour ses tapis anciens du 19ème siècle.

Persan (tapis): Nom donné aux tapis provenant de la Perse moderne, le terme Perse/persan reste toujours utilisé par beaucoup de spécialiste en tapis d’Orient.

Peigner (peignage): Procédé pour préparer la laine dans la même direction et ainsi donner le bon aspect au velours.

Pékin (Péking): Autre appellation pour les tapis de Beijing.

Pied d’éléphant: Autre nom pour le motif göl.

Point à chaînes: Un point de crochet utilisé pour la finition fermé du tapis et qui se compose avec des boucles successives pour fermer la trame finale en place à l’extrémité.

Prière (tapis de): Un tapis avec une représentation de mosquée ou de secteur arqué de prière. Des colonnes peuvent être montrées soutenant une voûte avec une lampe pendante sous cette même voûte.

Pushti (Pouchti): Nom persan donné pour de très petits tapis d’école réalisés par les élèves artisans, format habituel de +/- 40 X 60 cm.

Qaïn (Kaïn) : Tapis noué main originaire de la ville de Qaïn, au sud de Mashad en Perse (à ne pas confondre avec les tapis de Naïn). 

Qoum (Qom): Autre appellation pour les tapis de Goum (voir Goum à la page G).

Quetta : Appellation de la production de tapis noués main provenant de la ville pakistanaise de Quetta.

Rawalpindi :Ancienne capitale du Pakistan. Aujourd’hui important centre de production de tapis noués main.
Rasage :Finition du tapis (rasage pour égaliser la surface), cette technique donne au tapis toute sa noblesse et son unicité portés par le geste de l’artisan ciseleur.

Safavid (Safavides): Dynastie qui régna de 1502 à 1736 en unifiant la Perse. Renommé comme ayant historiquement stimulé la culture orientale et la production des tapis noués main.

Sabzevar (Sabzéwar): Une ville en Perse du nord-est qui produit des tapis semblables aux Mashads. Les motifs sont habituellement un médaillon central sur une terre rouge avec des vases dans les coins. Des noeuds asymétriques sur une base de coton sont employés.

Sacs De Selle (Khorjin): Deux poches ou sacs se sont reliés, qui peuvent être étendus sur le dos d’un animal portant un tel cheval, âne ou chameau.

Samarkand (Samarcande): Ville d’Ouzbékistan, capitale de la province de Samarcande. Grand centre et région de production célèbrement connu pour ces tapis noués main.

Saraband (Seraband ou Sérébend): Zone montagneuse au Sud-Ouest de Malayer et à l’Ouest d’Arak, qui est connue pour la production de tapis très solides ayant des coloris bleu et rouge, décorés de petits botehs partout. Les tapis sont réalisés au noeud Turkbaff sur une base de coton. En général, le tapis Saraband possède un structure très robuste avec chaîne et trame en coton relativement épais. Au sujet des trames, l’une passe tendue, tandis que la suivante passe lâche, après chaque ligne de noeuds. Dans les exemplaires récents, les trames dépassent généralement la grosseur normale et sont teintes en bleu clair. L’envers du tapis est alors bien souvent granuleux et strié. Le tissu est assez épais. Les franges sont courtes à l’une des deux extrémités, l’autre se terminant obligatoirement par une étroite lisière. Ce sont des tapis particulièrement résistant à l’usage.

Sarouk (Sarough): Ville au nord du village d’Arak dans le centre de la Perse occidentale qui est célèbre pour la production des tapis floraux à la réalisation très soignée. Les noeuds sont réalisés sur une base de coton, les trames sont souvent bleues. L’origine des tapis Sarouk est assez récente (milieu du XIXème siècle). Ils sont appréciés des connaisseurs et des experts, pour leur décoration gracieuse et délicate, aux couleurs tantôt très vives, et pour leur exécution à la fois très soignée et très robuste. Ces tapis possèdent des caractères originaux très marqués, du point de vue des éléments décoratifs mais aussi de leur style qui se distingue par une certaine raideur dans la reproduction de quelques motifs floraux. Au centre du champ, dont le fond est rose, rouge ou bleu, domine un médaillon très grand, élancé et arrondi mais toujours orné de deux cuspides fleuries qui, en s’élancant vers les extrémités du tapis, touchent presque les encadrements. A l’intérieur : une décoration à fleurons, à gros boutons, à palmettes, disposés le plus souvent en croix. A l’extérieur : quatre longues branches fleuries d’inspiration naturaliste et légèrement « géométrisantes », enveloppent le médaillon tout en parcourant le champ dans des directions opposées. La composition des Sarouk de petit format comprend quatre écoinçons, à fond souvent bleu ou rouge, où figure soit une grosse palmette, soit un fleuron en forme de lotus. Pour les Sarouk de grands formats le médaillon est moins courant, et la décoration du champ, la plupart du temps à fond rose, est constitué par des fleurs disposées en bouquets ou en buissons cruciformes. Traditionnellement, la bordure n’est pas très large et sa décoration plutôt variable. La production actuelle est dirigé vers un type de Sarouk qui se caractérise par une bordure large, un velours rasé haut est surtout par une décoration serrée de fleurs en buisson et en bouquets sur fonds rose ou bleu marine. Pour les Sarouk on emploie le noeuds Farsbaff. La concentration varie de 1200 à 2000 noeuds au dm². La laine est de bonne qualité. Elle possède de délicats reflets soyeux. La teinture est presque exclusivement d’origine végétale, sauf quelques exceptions. L’artisanat local d’Arak utilise un procédé pour obtenir les fameux fond rose des tapis Sarouk, ce coloris est obtenu par l’immersion de la laine, avec de l’alun, dans une solution séreuse à base de garance. Au bout de deux jours, la laine est plongée 24 heures dans de l’eau courante, ce qui lui donnera ce ton rose caractéristique des tapis Sarouk.

Saveh: Ville perse réputée pour la culture des grenadiers; c’est de la forme de leurs fruits dont serait inspiré l’origine du motif traditionnel des tapis noués dans cette région. Pour la réalisation, les Saveh sont des tapis qui n’ont pas des densités de nouage élevées, la qualité peut se rapprocher des exemplaires produits dans la zone de Hamadan, même s’ils sont différent par les motifs de décor. Leurs couleurs sont chaleureuses, leurs laines sont brillantes et de bonne qualité.

Savonnerie: à l’origine, les ateliers de Savonnerie ont été fondés à Paris en 1628 pour fournir les palais royaux, aujourd’hui le motif de la Savonnerie et réalisé en Chine et en Inde dans la réalisation de tapis noués main.

Semman: Région situé au Nord de la Perse, à l’Est de Téhéran. On y noue un genre de tapis très solide avec une excellente laine, le coloris est très souvent ocre, la production réalisé avec le noeud Turkbaff se limite à de petites dimensions et de forme allongée.

Senneh (noeud): Appellation pour le noeud persan.

Senneh (Seneh): Ville Kurde de la Perse aux environs de Bidjar qui est connue pour les tapis et les kilims antiques très fins. La plupart des tapis ont une base de coton, ils sont noués avec le noeud Turkbaff. Le motif Hérati si souvent employé en Perse couvre traditionnellement le champ entier. Il arrive aussi que le dessin dominant soit composé de séries de motifs Botehs. Les tapis Senneh, tissés dans la capitale de la région, représentent un artisanat raffiné où s’exprime pleinement l’habileté des artisans Kurdes. Souvent les tapis sont de petit format avec un champ dominé par un hexagone (parfois deux concentriques), plutôt élancé qui accueille un médaillon lancéolé ou orné de deux cuspides dirigées vers les deux extrémités du tapis. Sur le champ, le motif « Hérati de champ » ou « Mahi », considérablement réduit. c’est le treillis le plus fin que l’on rencontre dans un tapis persan. Dans certains tapis, cependant, nous avons le Boteh. La bordure, à fond rouge brique et composée de trois encadrements secondaires, ne présente pas de caractère constant. Dans l’encadrement principal, par contre, on remarque souvent l »Hérati d’encadrements » ou alors un motif de rosettes avec, sur les côtés, des feuilles dentelées. Dans les encadrements secondaires, nous avons souvent un méandre de fleurs minuscules. Dans la technique de fabrication de ces pièces renommées, l’artisan kurde obtient des résultats exceptionnels, en créant un tapis où les noeuds de laine atteignent des concentrations élevées de 2000 à 4500 noeuds par dm². La trame, toujours en coton fin, ne passe qu’une fois après chaque ligne de noeuds. Le rasage, très bas, fait ressortir les dessins avec une netteté impeccable qui séduit les acheteurs. Les kilim, sont produits eux aussi dans le district de Senneh. Contrairement aux tapis noués et rasés, ils sont exécutés selon une technique qui rappelle la broderie puisque les fils de la chaîne sont ici entourés de fils de laine. Chaque fois que l’on change de couleur, on évite de relier les chaînes. On crée ainsi un petit espace qui fait que le tissu semble né de l’union de plusieurs petis fragments qui ne seraient pas parfaitement soudés. En observant le tapis à contre-jour, on constate cet effet de treillis. Enfin les Kilim révèlent eux aussi, parfaitement l’abileté des artisans de Senneh, surtout avec les motifs considérablement réduits qui sont à peu près identiques à ceux des tapis noués de la région.

Serapi: Appellation qui se rapporte à un Heriz antique de plus de 100 ans.

Serab (Sarab): Ville et région de l’Azerbaïdjan où l’on nouent surtout des couloirs et des petits tapis. Le noeud Turkbaff est employé sur une chaine en laine ou alors une base mélangée de laine et de coton.

Shah Abbas (motif): Motif fleuri souvent utilisé dans le centre des tapis, mais aussi dans les bordures.

Shahsavan (Shahsovan ou Sjastavan): Région de montagne en Perse centrale. On y produit surtout des tapis de prière. Le motif serré donne une impression de mosaïque. Le noeud utilisé est le Farsbaff.

Shiraz: Autre nom de Chiraz (voir Chiraz à la page C).

Shirvan (Chirvan, Sjirvan ou Servan):Ces tapis sont noués dans la région de Shirvan, en Azerbaïdjan, et sont reconnus comme étant les plus beaux tapis du Caucase. Leur nouage est fin et dense, entièrement réalisé en laine teinté avec des colorants végétaux. Les motifs sont traditionnellement géométriques, mais on trouve aussi des animaux et des représentations humaines.

Sileh: Production de tapis caucasiens à points plats dont la technique de fabrication est similaire à celle des tapis Soumak.

Sistan (Seistan): Province située au sud-est de la Perse, regroupant plusieurs villes importantes comme Zâhedân, Zâbol, Zahak qui sont des centres de production de tapis noués main (certains tapis se voient parfois attribuer le même nom que celui de la province).

Sivas: Ville du nord de la Turquie centrale qui est un centre de production de tapis turcs aux inspirations persanes. Les exemplaires anciens ont la base en laine tandis que les productions d’aujourd’hui emploient le coton. Les tapis peuvent avoir le noeud asymétrique ou symétrique.

Smyrne (tapis de): Lieu de production à l’ouest de l’Anatolie en Turquie, les tapis de Smyrne sont généralement fort grossiers et peu commercialisés du fait de leur forte rusticité de nouage.

Soie naturelle: La soie est une fibre textile d’origine animale produite par des chenilles de certains papillons. Celle qui sert à produire des tissus de soie est issue du cocon produit par la chenille (ver à soie) du bombyx du mûrier (Bombix mori) pour la soie de culture, et du ver à soie Tussah (plusieurs espèces de chenilles du genre Antheraea) pour la soie sauvage.

Soumak (Soumac ou soumaque): Le fil de laine du Soumak passe sur quatre chaines en surface et sur deux au dos. Il diffère du Kilim en ce que, lors d’un changement de couleur, le fil de trame est passé sous la chaine et coupé sur l’envers à quelques centimètres du tissu: s’il est lisse à l’endroit, le tapis présente à l’envers un emmêlement de fils pendants. Le Soumak, toujours tissé en laine, provient du Caucase, plus précisément de Derbent, sur la mer Caspienne, où la fabrication existe encore aujourd’hui. Les dessins, géométriques, sont variés, avec des motifs centraux assez grands, en forme de losanges ou d’étoiles, parfois asymétriques, mais toujours d’un goût très sûr. On trouve ça et là de petites fleurs, des figures humaines et animales stylisées d’un bel effet décoratif. Les bordures sont richement décorées, la bande centrale très large reprenant les motifs du champ; celle de l’extérieur et parfois de l’intérieur étant ornées de l’ancien motif des chiens qui courent. Quant aux coloris, deux tons reviennent souvent: le bleu et le roux; dans d’autres exemplaires, les figures sont ivoires. Le Soumak est assez polyvalent: on s’en sert comme tapis de sol, mais aussi pour recouvrir les divans et les tables, ou comme tapisserie murale.

Soukboulakh: Signifie « source froide » et est aussi le nom d’une petite ville au Sud du lac d’Ourmia. Les tapis qui y sont noués sont très originaux et variés avec des coloris sombres, bleu-nuit et vert foncé. Leurs laine sont brillantes. Les formats habituellement couloirs sont moyens ou allongés, ils peuvent atteindre 7 mètres de long.

Stylisation (motif): Styliser un dessin c’est le simplifier au maximum tous en conservant la nature du sujet représenté. Beaucoup de productions adoptent l’ornementation stylisée pour leurs tapis.

Svastika: Symbole ancestral notamment utilisé en Asie dans la symbolique jaïne, hindoue et bouddhique, en Chine pour symboliser l’éternité. En Asie, et tout particulièrement en Inde, c’est un symbole omniprésent et très apprécié (il symbolise, parmi d’autres sens, le très populaire dieu Ganesh, considéré par ses adeptes comme le plus favorable de tous les symboles. Il apparait souvent dans certaines productions de tapis de Chine, des Indes et du Tibet.

Symboles (motifs symboliques): Différents symboles sont utilisés dans l’artisanat du tapis noué main, ceux-ci sont liés à chaque culture ou pays producteur, ils peuvent également faire référence à certains cultes religieux, mais aussi à la nature, l’abondance, le bonheur, ou à des légendes locales.

Salor: Tribu de tisserands Turkmènes renommés pour leurs tapis fins aux réalisations vraiment originales.

Sultanabad (Arak): Beaucoup de tapis de grande qualité ont été noués dans cette ville et province de la Perse du nord-ouest. Les centres de nouages incluent ceux de Mahal, de Sultanabad, de Sarouk, de Lilian, de Ferahan et de Saraband.

Tabriz (Tébriz): Cette ville en Perse du nord-ouest possède une tradition de nouage depuis le 15ème siècle. Tabriz a la réputation de reproduire les motifs d’autres régions de la Perse et donc la meilleure manière d’établir l’origine d’unTabriz est d’examiner la structure du tapis. Le noeud turc est dominant, et les chaînes et trame sont souvent en coton. Beaucoup de styles sont employées et incluent des médaillons, des modèles de chasse, la prière et des scènes imagées. Tabriz produit aussi de magnifiques exemplaires en laine et soie naturelle noué sur chaîne de soie; les noeuds de ces tapis sont extrêmement fins et serrés. Bien souvent, le champ, autour du médaillon, est occupé par un jeu de branches fleuries qui, partant du centre de chacunes des deux bordures latérales, vont respectivement vers les franges puis se rencontrent au milieu du tapis pour envelopper le médaillon. D’autres fois, le fond est uni, blanc ivoire, rouge brun ou bleu et dépourvu de motifs décoratifs. En général, la bordure est riche. Elle peut comprendre jusqu’à sept encadrements secondaires finement ornés de motifs fleuris et raffinés. Il existe un autre motif très fréquent dans les Tabriz, c’est l’hérati de champ. Ce motif est très répandu dans les tapis persans. Il apparaît ici dans le médaillon ovoïde avec pendants, et dans les écoinçons qui sont très étendus. Par contre, le champ, le plus souvent d’une teinte unie, est dépourvu de dessin. Dans les encadrements, nous avons « l’hérati » sous sa forme stylisée, dite « à tortues ». Le ton de rouge brun éteint qui domine constitue également une des caractéristiques de nombreux Tabriz. Les exemplaires figuratif sont d’un format petit ou moyen. Nous trouvons également de nombreux tapis entièrement en soie. La soie est aussi présente dans certains tapis non figuratifs et de dimensions plus grandes. Pour ces tapis-là, les artisans de Tabriz ont déployé sans limite leur exceptionnelle habileté technique. En raison d’une très haute concentration de noeuds, les dessins ressortent parfaitement. Il s’agit là, sans aucun doute, des pièces les plus cotées de l’actuelle production. Si nous excluons ces pièces qui adoptent un filé plus fin pour les noeuds, les Tabriz sont remarquablement épais, lourds et d’une grande durabilité. En ce qui concerne le velours, signalons une de leurs particularités: son aspect n’est ni brillant, ni soyeux, ce qui n’est pas le cas de beaucoup d’autres tapis persans, exception faite, toutefois, pour certaines pièces au travail plus raffiné, où l’on utilise le Kuzem ( filé de laine tondue à l’automne et mélangée à de la laine d’agneau). Les Tabriz adoptent de préférence des couleurs artificielles au « chrome ». En général, les Tabriz ont deux grosses bordures latérales, des franges en haut et en bas, et parfois une étroite lisière blanche, rayée de deux ou trois fils multicolores, surtout dans les pièces modernes très appréciés que l’on nomme « Ardebil ou Ardabil ». Ils sont exécutés  dans tous les formats à usage courant.

Tabrish: Ce nom est attribué à des tapis fins dont des galeries nouées dans les régions de l’est d’Hamadan. La laine utilisé est brillante et d’excellente qualité. L’ornementation du champ est composée d’un médaillon d’où partent des feuilles et des fleurs. Les écoinçons représentent un quart du médaillon.

Tachpinar (Taspinar): Taspinar est un village de la région de Nigde dans le centre de l’Anatolie. Les tapis portent un champ bleu et rouge bordeaux avec des ajouts de motifs aux tons plus clairs. Le fil est teinté naturellement, et la laine de bonne qualité. Les tapis de Taspinar sont considérés comme faisant partie des plus belles productions de tapis d’Anatolie.

Tafrish (Tafresh): Tapis noués main à velours court, ils sont  originaires du district persan d’Irak-Adjemi.

Talish (Tallich): Région caucasienne du sud-est connue dés le 19ème siècle pour ses tapis aux longs formats et champs vides. La couleur des champs est habituellement rouge, bleu ou vert. Des noeuds symétriques ont été employés avec une base des laines.

Téhéran: Province et capitale de la Perse, elle est aussi un marché important pour les tapis. Des tapis floraux et imagés y sont également tissés en utilisant les noeuds asymétriques sur la base de coton. Dans les tapis Téhéran, le fond du champ peut être rouge, grenat foncé ou bien ivoire, surtout dans les formats « prière ». Le médaillon à arabesques, est rond polylobé ou à deux pointes. Les quatre écoinçons sont, de préférence, bleus ou rouges. Le style de la décoration présente un aspect baroque. Parmi les caractéristiques du tapis Téhéran, remarquons l’ornementation de motifs en filets soulignée le plus souvent, d’un trait noir ou bleu foncé, qui contribue à faire ressortir les dessins. En observant l’envers du tapis, nous avons une impression de relief. Mais en réalité, ce relief n’est que visuel. La chaîne des tapis Téhéran est en coton. Les fils en sont abaissés alternativement. La trame est composée d’un fil mince en coton bleu azur tandis qu’un autre fil, plus gros, en coton blanc et non visible, passe entre le premier fil et la rangée des noeuds. L’envers du tapis est parcouru de raies bleues, disposées de manière irrégulière, soit à cause des variations du diamètre des trames, ou à cause des noeuds de jointure qui sont fréquents entre ces raies. La laine employée est d’une excellente qualité et cela donne aux tapis Téhéran un aspect soyeux et velouté. Les coloris traditionnels sont généralement pour le fond, un grenat foncé; pour les écoinçons, un bleu délicat. Plus modérément sont employés les coloris suivants : le noir (pour le contour des motifs), le bleu foncé, le rose saumon ou violacé, le blanc ivoire, le vert haricot, le vert ancien, le rouge éteint, le jaune moutarde. Toutes les coloris sont végétaux par tradition. Les extrémités du tapis sont ornées de franges. En principe, les franges sont libres sur un côté et précédées d’une étroite lisière. Sur le deuxième côté, elles sont de coutume, doubles et parfois liées entre elles. Au sujet des dimensions, les petits formats dominent cette production.

Tapis du Dragon: Tapis de Dragon: groupe de tapis caucasiens du 16ème au 18ème siècle décorés de grands « S » affrontés ressemblant à des dragons dans tout le champ. Ils sont rares et très prisés des collectionneurs.

Tapis mécanique: tapis tissé industriellement sur un métier mécanisé et contrôlé par ordinateur.

Tapis (sur-mesure): Sur le métier à tisser des tapis peuvent être réalisés selon le style et la forme demandée par le client

Tchetchen: Il s’agit d’une production de tapis chirvanienne assez étendue. Ils possèdent un aspect marqué, du précisément, à la profusion de leur décoration. Cette décoration particulière se manifeste par un « remplissage » des compartiments (bordures, petits encadrements, champ), poussé au maximum. Il en résulte que les « compartiments » sont tellement chargés de motifs géométriques que l’on ne distingue plus le fond du champ du tapis. La composition des tapis Tchetchen appartient au type traditionnel. Il présente toutefois quelques différences, par rapport aux autres tapis caucasiens qui, d’ordinaire, ne possèdent pas de bordures larges. Ici, la surface des bordures dépasse de beaucoup celle de l’étroit rectangle que représente le champ. Ce champ est, le plus souvent, parcouru d’alignement de petits médaillons polygonaux dont le périmètre trilobé ou à crochets, rappellent de loin des cristaux de neige vus au microscope. Il existe plusieurs types de petits médaillons qui peuvent sembler identiques, mais différents quand on les observent en détail. Le fond du champ, que l’on entrevoit à peine, forme un contraste avec cette accumulation de motifs décoratifs. Traditionnellement, il est d’un bleu foncé qui atténue les coloris vifs des petits médaillons. Long et étroit, il est généralement entouré d’une bordure blanche, chargée de petites étoiles ou de losanges multicolores, précédée et suivie de deux petits encadrements composés de motifs en dentelle. Un deuxième ensemble d’encadrement vient ensuite s’ajouter au premier que nous venons de décrire et représente la bordure principale avec également, une multitude de détails souvent constitué d’une grecque végétale avec des feuilles colorées. Dans le plus grand encadrement peut parfois être présent, une série de rosettes quadrifoliées, traversées par des barettes, toujours dans la même intensité de chargement des motifs. Bien que la gamme chromatique soit très riche, l’effet d’ensemble n’est absolument pas violent au regard, grâce à une disposition des couleurs par toutes petites masses. Le tapis Tchetchen est relativement souple et mou, avec une trame de coton grossier (la trame passe deux fois après chaque ligne de noeuds) et avec une chaîne en laine souvent brune. Le noeuds utilisé est le Ghiordès (+-1200 noeuds par dm²) avec un rasage bas. Les petits formats sont les plus courants, mais actuellement très difficiles à trouver et fort appréciés par les collectionneurs.

Tekke (Tekké) : Tapis noué main fabriqués par la tribu Tekke, dans le sud du Turkménistan. Ces tapis sont entièrement en laine avec du rouge comme couleur dominante. Les motifs sont répétitifs et utilise le symbole gül qui est très répandu dans cette région.

Tibétain (noeud): Technique de tissage distinctive. Une tige provisoire, qui établit la longueur de la pile, est mise devant la chaine. Un filé continu est fait en boucle autour de deux chaînes et puis une fois autour de la tige, quand la rangée des boucles est finie, elles sont coupées pour créer la pile. Cette méthode produit une surface légèrement striée qui est caractéristique au tapis du Tibet..

Tibet: Il y a une longue tradition de production de tapis au Tibet avec quelques morceaux tissés dès le 17ème siècle, cet artisanat a été influencé par celui de la Chine et du Turkestan Oriental. Les créations traditionnelles incluent des motifs, des damiers et des représentations folkloriques de tigre. Les couleurs sur les tapis tibétains sont associées à leurs fonctions. Orange et or pour des cérémonies religieuses. Le marron est employé principalement pour le sol dans les monastères. Le motif « peaux de tigre » était destiné pour des personnes puissantes. Les vieux tapis tibétains sont tout en laine et tissés selon la technique nouante tibétaine qui ressemble à un système nouant continu – faisant une boucle autour des chaines en avant et vers l’arrière. Après l’invasion chinoise de 1959, beaucoup de Tibétains se sont réfugiés en Inde, au Népal et au Bhoutan, ils y continuent toujours l’art du tissage dans l’exil.

Tianjin (Tien-Tsin): Ville en Chine du nord-ouest. La production de tapis y démarra vers 1910, des tapis chinois traditionnels aussi bien que des reproductions d’Aubussons « tapis de la Savonnerie » y sont noués.

Ton-sur-Ton: Plusieurs nuances de la même tonalité sont combinées pour réaliser différents jeux de couleurs, l’aspect qui en résulte est sobre et neutre avec très peu de contrastes entre les différents motifs.

Tuiserkan (Tuisarkan): Tuiserkan est situé au Sud d’Hamadan en Perse; en pleine montagne à une altitude de  +/-1700 mètres, comprenant plus de 80 villages, tous producteurs de tapis. Les décors sont souvent de type géométrique articulé sur des compositions centrales aux couleurs vives. Le champ est réalisé avec des nuances foncées de marron ou noir pour équilibrer la vivacité des décors. Parfois en moindre quantité on peut retrouver des décors à thème plus classique sur fond rouge brique.

Turc (noeud): Attaché autour deux fils de chaine, également appelé noeuds Turkbaff (voir page N).

Turchiz: Ville du Khorassan ou l’on noue des tapis plutôt grossiers. Le dessin est composé d’un médaillon à écoinçons correspondants. Souvent les coloris sont sombres avec du rouge bordeaux bleuté.

Turkestan Oriental: Région de la Chine occidentale dans la partie du sud-ouest de la province de Xinjiang. Les tapis de cette région sont parfois désignés sous le nom de Samarkand. Le dessin traditionnel inclu trois médaillons, des pots avec des fleurs et aussi des éléments géométriques dans tout le champ.

Turkmène: Cette appellation désigne les tapis fabriqués dans les régions suivante: l’Ouzbékistan, le Turkménistan, le Turkestan Oriental frontalier, L’Afghanistan et aussi le Balouchistan. Ce qui caractérise les tapis turkmènes, c’est particulièrement la chaine toujours en laine rustique « beige,brune ou grise » et le motif gül répétitif, aussi appelé « pied d’éléphant ». Ils possèdent également de larges bordures, la coloration traditionnelle est le rouge avec ses différentes nuances. Voici quelques noms connus de tapis Turkmène : Bashir, Salor, Tekké, Tjaudor, Yomout, Boukara, Ersar, Kizyl, Merv, etc…

Usak (Ushak): Ville en Turquie centrale, dont la tradition de production de tapis a commencé dès le 15ème siècle. Elle est la plus célèbre pour ses réalisations d’étoiles, de médaillons et de tapis de prière. Les tapis de la région d’Ushak possèdent généralement un médaillon central avec des compositions attrayantes et de très belles combinaisons de couleurs. Ils sont très appréciés pour leur aspect décoratif.

Vase (tapis au): Genre de tapis décoré de fleurs jaillissantes d’un vase. La plupart de ces tapis ont un sens et conviennent parfaitement pour décoration murale.

Végétaux (colorants): Ces colorants sont produits à partir de différentes plantes, racines, écorces, fruits etc…

Velours noué: Technique de tissage des tapis d’orient dans laquelle les brins de laine formant le velours, dirigés perpendiculairement au plan du tapis sont noués autour d’un ou plusieurs fils de chaine (généralement deux). Ils sont réalisés l’un après l’autre, rangée par rangée puis retenus par des fils de trame.

Veramin (Varamin): Ville et localité de la province de Téhéran au sud de la capitale, connue pour ses tapis utilisant le motif mina Khani et le Memling guls.  Les tapis sont tissés sur une base de coton avec le noeud asymétrique. Cette production de tapis est relativement jeune et très appécié par les connaisseurs pour sa décoration, sobre et élégante, et pour sont exécution particulièrement soignée. Les Veramin s’identifient facilement car ils présentent, généralement, un motif unique et identifiable sans peine: une rosette entourée de quatres fleurs blanches qui rappellent les narcisses. Les divers motifs de la décoration sont reliés entre eux par un jeu harmonieux de tiges. Ils se détachent du fond bleu du champ qui, souvent, est dépourvu de médaillon et d’écoinçons. Ils forment, en quelques sorte, un treillis fleuri. On donne le nom de Mina Khané à ce genre de décoration, que l’on trouve aussi sur certains tapis anciens du Kurdistan persan (Bidjar, Mouchkabad, Saujbulagh) de même que dans certains Karabagh caucasiens et dans quelques pièces du Khorassan. L’encadrement principal des Veramin ne possède pas de dessin caractéristique. Le plus souvent, il porte des palmettes de manière alternés. Par contre, dans les encadrements secondaires, nous observons souvent un motif à rosettes qui revient également dans certains exemplaires très rares, avec une décoration inhabituelle faite d’une grille d’arabesque sur un champ à fond clair. En principe, en raison du bleu sombre du fond, le ton général du tapis est plutôt foncé, mais il est souvent relevé et illuminé par d’autres couleurs, assez vives, des motifs: le blanc, le jaune, le bleu azur et , particulièrement dans les rosettes, un magnifique rouge cramoisi. La texture du Veramin est d’une épaisseur moyenne. La chaîne est en coton. Ses fils sont abaissés alternativement. Par contre, la trame est composés de deux fils: le premier, en coton blanc, irrégulier et souvent dissimulé dans la chaîne donne à l’envers du tapis un aspect pointillé blanc assez particulier; le deuxième fil, plus mince que le premier, est bleu et visible à l’envers. La réalisation s’effectue avec le noeud Senneh, offrant une densité de +-2500 à 3600 noeuds par dm². Les formats les plus répandus sont +-200×140 cm et +-300x200cm.

Verneh: Tapis à point plat provenant du Caucase et dépeignant habituellement le « S » formant le motif de dragon avec une structure de Soumak. Dans l’ouest, le terme « Sileh » est employé.

Wiss (Viss): Ville de la Perse occidentale dans la région de Bakhtiar connue pour des tapis au style géométrique. Le modèle commun inclut le grand médaillon d’hexagone avec les spandrels accrochés dans les coins. La base est coton et le noeud asymétrique est employé.

Wagireh: Petit tapis échantillon, tissé avec divers motifs et couleurs. Le wagireh est fréquemment tissés dans la région de Bidjar.

Warangal (tapis Warangal): Tapis noué main originaire de la localité de Warangal, située en Inde

Xinjiang (Sinkiang ou Sing-Kiang): Tapis noué main originaire de la région de Xinjiang, dans le nord-ouest de la Chine.

Yagcibedir: Genre de tapis d’Anatolie aux influences belouch/turkoman.

Yalameh: Village producteur de tapis en Perse occidentale qui associe des motifs des tribus de Khamseh, de Qashqai et de Lori. L’alignement de trois médaillons diamant est typiques et ceux-ci sont entourés par de nombreux petits motifs géométriques et animaux. Les tapis sont noués sur une base de laine et le noeud asymétrique est employé.

Yastik: Petit tapis turc habituellement utilisé comme une recouvrement de coussin.

Yazd (Yezd): Ville du sud-est de la Perse où sont produits des tapis à décor floral, ceux-ci possède un médaillon semblable au tapis de Kirman ou de Sarouk. Les couleurs principales sont bleu, rouge et ivoire. Les trames sont en laine ou en coton et les chaines sont de coton seulement. Le noeud asymétrique est employé.

Yahyali (Yahiali): Type de tapis produit dans le centre de l’Anatolie

Yomut (Yomout, Yomoud ou Yomouth): Tribu de Turkmènes que l’on retrouve au Turkménistan et dans le nord-est de la Perse. Ce sont des éleveurs, nomades et semi-nomades possédant toujours un style de vie remontant à l’Antiquité. On retrouve sur certains tapis turkmènes des motifs dont l’origine remonte à plus de 2000 ans.

Yoruk (Yorouk, Yuruk): Terme turc utilisé pour définir les nomades et aussi nom donné pour des tapis fabriqués en Turquie orientale.

Yuntdag: Type occidental de tapis anatolien à médaillon central triangulaire.

Zandjan (Zanjan,Zendjan, Zenjan): Tapis noués main provenant de la région située autour de la ville de Zanjan, au nord-ouest de la Perse. Ils sont noués sur une chaine en coton à la façon de Hamadan, la mesure la plus répandue est le format dozar et le décor est traditionnellement composé de motifs à médaillons. Les tapis anciens (avant 1914) possèdent une chaine en laine et un double fil de trame.

Zakatala: Région du nord de l’Azerbaïdjan dans le Caucase connue pour la production anciennes de tapis. Tous les tapis de laine sont tissés avec le noeud symétrique. Les styles sont composés de motifs « bold » et géométriques avec des raies colorées.

Ziegler: Nom d’une compagnie de Manchester en Angleterre qui exporta un grand nombre de tapis de Perse vers l’Europe de la moitié 19ème siècle jusqu’au début du 20ème siècle. Des tapis persans furent réalisés pour convenir au goût occidental. Tabriz, Mahal et Sultanabad ont produit des tapis sous l’appellation de Ziegler. Leurs motifs sont traditionnels mais avec des coloris très clairs; ivoire, beige ou champagne.

Zil-i-sultan: Fabrication de tapis du sud de la Perse.

Zilli: Nom traditionnel pour de grands kilims simples.